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La folie du seizième de finale retombe à peine que le prochain tour de la Coupe de France se profile déjà à l’horizon. Cette fois, le Football Club de Rouen (FCR) devra se mesurer à un peu plus fort encore. Son adversaire en huitième de finale, c’est l’AS Monaco.
Quatrième du championnat de Ligue 1 à l’heure actuelle (Toulouse était 14e avant d’affronter le FCR), « l’ogre Monaco », comme le surnomme Maxime D’Ornano, le coach des Diables Rouges, fait évidemment figure de favori dans cette rencontre à première vue démesurée.
Avec deux divisions d’écart entre les deux équipes, la marche sera toujours aussi haute pour les pensionnaires du stade Diochon, vainqueurs des tenants du titre le 21 janvier dernier à domicile. Mais l’entraîneur rouennais ne s’alarme pas.
Affronter Monaco, « une belle récompense »
Affronter Monaco, « dans un stade que j’imagine plein, ce sera une superbe affiche, lance d’emblée Maxime D’Ornano. Ce sera magnifique pour tout le monde. Une belle récompense pour les joueurs, le staff, les dirigeants et, bien sûr, les supporters. »
À titre personnel, ce sera aussi la première fois que le coach atteint un tel palier dans cette compétition. Même si la fête s’annonce belle, le but n’est évidemment pas de s’arrêter là.
« D’autres clubs l’ont fait avant nous »
Au contraire, le FCR a bien l’intention de créer une nouvelle fois la surprise. « C’est la même chose que la dernière fois, la même hiérarchie », expose l’entraîneur. Une équipe de Ligue 1 contre un « petit » de National.
Monaco n’apparaît donc pas aux yeux du coach comme plus insurmontable que le TFC.
À nous de travailler, de bien nous préparer et de tout faire pour y arriver.
L’adversaire « est un ogre, mais d’autres clubs l’ont fait avant nous », poursuit-il.
On sent beaucoup de motivation et surtout une envie de regoûter aux « émotions intenses ressenties après la victoire face à Toulouse », assure Maxime D’Ornano.
Des cadres partis, des absents…
Alors, bien sûr, des difficultés se posent. D’abord, il y a la question de l’effectif. En l’espace de quelques semaines, le FCR a perdu deux de ses cadres en les personnes de Farès Ghedjemis (parti pour Frosinone en Italie) et Christopher Ibayi (transféré à Ajaccio).
Face à Toulouse, l’héroïque Amede Kabongo a malheureusement dû interrompre sa saison après une rupture du tendon d’Achille.
L’équipe sera-t-elle à la hauteur malgré ces absences ? L’entraîneur en est convaincu. Les transferts changent forcément les plans, mais l’essentiel est ailleurs : « On est pas là pour se plaindre. On n’a pas le temps de se lamenter. L’important c’est la force mentale du groupe. Tous les joueurs peuvent s’appuyer les uns sur les autres. Et aussi, j’insiste, on va optimiser les forces en présence. »
L’équipe avance, malgré les problèmes extrasportifs
Dans toutes les têtes, il y a aussi les problèmes extrasportifs du club. Pourtant, depuis le retrait de cinq points dans le championnat de National infligé par la DNCG, le gendarme financier du football français, le staff et les joueurs enchaînent les succès.
Idem avec la récente polémique autour des prix des billets pour le 16e de finale au stade Diochon. Maxime D’Ornano ne le nie pas.
On est tous [joueurs et staff, NDLR] concernés et impactés.
Mais une fois sur le terrain, « on arrive à switcher sur off, à mettre ça de côté et nous concentrer sur ce qu’on fait de mieux : jouer au football ».
L’entraîneur compose avec « un groupe soudé et qui fonctionne ensemble ». Tous les ingrédients semblent donc réunis.
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