Un mort et plusieurs blessés dans la ville des Cayes, des bâtiments pillés, la majorité des villes du pays bloquées et toutes les activités scolaires et commerciales paralysées, tel est le bilan de la première journée de mobilisation en Haïti à l’approche du 7 février 2024 pour exiger la démission du Premier ministre. Les manifestations vont se poursuivre jusqu’à mercredi.
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Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Marie André Belange
Certains résidents de Port-au-Prince se sont réveillés lundi matin au son des tirs. Des barricades et des pneus enflammés ont été érigés sur plusieurs axes routiers dans la capitale haïtienne. Les écoles ont gardé leurs portes fermées alors que les commerces, les banques et le transport ont fonctionné au ralenti.
Sur la route de Delmas, banlieue de Port-au-Prince, des manifestants munis de machettes ont été remarqués alors que devant la résidence officielle du Premier ministre, Ariel Henry, le sit-in prévu par le parti EDE de l’ancien Premier ministre intérimaire, Claude Joseph n’a pas pu avoir lieu en raison de l’intervention de la police. Les protestataires dénoncent le comportement des force de l’ordre et n’entendent pas lâcher prise.
« Tout le pays est contrôlé par des gangs qui poussent les gens à quitter leurs maisons ! Ariel est là et il ne fait rien, s’insurge un homme. Quand quelque chose se passe dans un autre pays, Ariel est prêt à twitter mais ici, des gens meurent. Il ne dit rien. On restera dans les rues car Ariel Henry doit partir le 7 février.»
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Ariel Henry avait lui même fixé cette date du 7 février pour son départ en vertu d’un accord de transition jamais appliqué… Ses opposants exigent qu’il respecte ce calendrier.
La situation était très tendue également dans certaines régions d’Haïti dont Jérémie, Hinche et Cayes.
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