avant la demi-finale, la Côte d’Ivoire « n’a plus peur de rien »

Humiliés, traumatisés, éreintés et pourtant « ressuscités ». Dans cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) renversante, la Côte d’Ivoire, le pays hôte, affronte la République démocratique du Congo (RDC), mercredi 7 février, au stade Alassane-Ouattara d’Ebimpé, dans une demi-finale qui promet d’être spectaculaire.

« On revient de tellement loin », a répété le sélectionneur Emerse Faé comme pour mieux s’en persuader. Impossible de le contredire tant le parcours des Ivoiriens ressemble à un chemin de croix : il faut donc souffrir pour gagner ? « Les épreuves ne sont pas faciles », a reconnu Seko Fofana, l’une des stars de l’équipe. « On est des miraculés », a reconnu le coach Faé.

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Plusieurs fois depuis le coup d’envoi de la compétition le 13 janvier, le public pensait que le destin des Eléphants était de rejoindre le cimetière des favoris déchus. Leur premier tour a été décevant : une victoire face à la Guinée-Bissau (2-0), une défaite contre le Nigeria (0-1) et une raclée mise sans gêne par la Guinée équatoriale (0-4). Le 22 janvier, devant son public désemparé, la Côte d’Ivoire est tout près d’être éliminée. Comme en 1984, lorsqu’elle avait organisé sa première CAN.

« On était au fond du trou. On a reçu des insultes, on s’est senti seul », se souvient Seko Fofana. « C’était très difficile pour nous à l’hôtel, limite on rasait les murs pour aller manger », confie le capitaine Serge Aurier. Il a fallu attendre l’ultime match des poules, le 24 janvier, et la victoire du Maroc face à la Zambie (0-1) pour filer en douce au tour suivant en étant tout de même le dernier des repêchés. Le reste du tournoi se jouera sans son sélectionneur, Jean-Louis Gasset, 70 ans, remercié par la Fédération ivoirienne de football (FIF) et remplacé par son adjoint Emerse Faé.

« Tout donner pour ne pas avoir de regrets »

Pour les huitièmes de finale, le 29 janvier, à Yamoussoukro, rendez-vous avec le Sénégal, tenant du titre, la seule équipe du tournoi ayant remporté ses trois matchs de poule. Un proverbe ivoirien commence alors à circuler dans la capitale administrative du pays et arrive même aux oreilles d’Aliou Cissé, le patron des Lions de la Teranga : « Cabri mort n’a pas peur du couteau. »

La Côte d’Ivoire veut retrouver ses « vrais Eléphants ». « Tu étais mort et tu ressuscites, ça te donne la force pour ne pas te retrouver dans la même situation, explique Emerse Faé. Il faut tout donner pour ne pas avoir de regrets. C’est ce message qui a fait que le groupe a repris confiance. »

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Le soir du match, les Lions imposent leur puissance et ouvrent le score dès les premières minutes. On se dit alors que les Eléphants vont être éliminés, mais les Sénégalais arrêtent de jouer. Les Ivoiriens égalisent sur un pénalty (86e), arrachent les prolongations et l’emportent aux tirs au but (1-1, 4-5).

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