En mars 2012, il incarnait l’espoir. Après les douze années à la tête du pays d’Abdoulaye Wade, marquées par une gestion opaque et une conception toute personnelle du pouvoir, Macky Sall avait recueilli, au second tour de l’élection présidentielle, plus de 65 % des suffrages. Malgré les heurts et les violences qui avaient émaillé la période pré-électorale, le Sénégal célébrait cette victoire aux allures de plébiscite comme la confirmation d’une démocratie sereine et solide. Homme du sérail, peu bavard et modérément charismatique, le dirigeant fraîchement élu promettait une justice équitable, une gestion sobre et vertueuse du pays et rien de moins que la « refondation de la République », assurait-il alors à « l’Obs », avec la réduction de la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans, y compris le sien.
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Quelques semaines plus tôt, Macky Sall manifestait, dans le centre de Dakar, place de la Nation (communément appelée place de l’Obélisque), lieu emblématique des mobilisations dans la capitale sénégalaise, pour dire non à un possible troisième mandat de son ancien mentor Abdoulaye Wade. Sous la bannière du M23 (ou Mouvement du 23 juin), large front contestataire associant différents partis politiques et des organisations de la société civile – do
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