En 2012, Macky Sall faisait campagne pour barrer la route à son ex-mentor, Abdoulaye Wade, qui briguait un troisième mandat. Au Sénégal, la Constitution limite la présidence à deux mandats. Le candidat Macky Sall disait alors: un président «ne peut pas prolonger son mandat, c’est impossible», ne serait-ce qu’un jour. Les Sénégalais sont à cheval sur les principes de la Constitution. Il s’est donc fait élire. Puis réélire en 2019. Au printemps 2023, la rue sénégalaise était en ébullition. Macky Sall laissait planer le doute. Allait-il bien restituer le pouvoir? Ou serait-il tenté, comme Abdoulaye Wade, de jouer les prolongations. Des manifestations, des centaines d’arrestations et quelques morts plus tard, il annonçait qu’il ne serait bien entendu pas candidat. Ce fut un grand soulagement. L’esprit des institutions était sauf. C’était en juillet dernier.
Au nom de l’«unité nationale»
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