« La sensation est indescriptible, c’est une fierté énorme », décrit Ernest Kehound, né à Abidjan, capitale économique où les joueurs de Côte d’Ivoire ont paradé lundi dans les rues pour célébrer leur victoire, à domicile, en Coupe d’Afrique des Nations ce dimanche 11 février.
Après une dernière édition difficile, également à domicile, et une phase qualificative manquée pour participer à la Coupe du monde, les Éléphants avaient à cœur de se racheter.
La phase de groupe compliquée
« On revient de très loin », savoure le footballeur vinolien de 36 ans. Après une première victoire contre la Guinée-Bissau (2-0), la suite aurait dû être une formalité. Mais la réalité a été tout autre. Le Nigeria s’est d’abord mis sur le chemin de la Côte d’Ivoire dans un match serré, avec une défaite et un but concédé sur penalty (1-0).
Puis, au tour de la Guinée équatoriale de leur barrer la route avec un lourd 4-0 infligé. Résultat d’une mauvaise phase de poule, le pays hôte termine à une indécente troisième place. Miraculeux voire inimaginable, les Éléphants se voient octroyer une seconde chance en finissant parmi les quatre meilleurs troisièmes, synonyme de qualification.
Le sélectionneur, Jean-Louis Gasset, décide de démissionner suite à la dernière déroute subie. « Il ne faut pas jeter à l’eau tout le travail qu’il a fourni, c’est lui qui a choisi les joueurs », souligne l’ex-Romorantinais Ernest Kehound. Pour la fin de la CAN et en intérim, c’est l’un de ses adjoints, Émerse Faé, qui a été nommé.
Un vrai parcours du combattant
« Le match où j’étais le plus tendu, c’était le Sénégal. Mais je savais qu’on allait gagner », se souvient l’ailier droit de Vineuil. Après une partie équilibrée, les tirs au but ont scellé le sort du match avec au bout du compte une élimination des tenants du titre. « Le coach a su profiter du travail de Jean-Louis Gasset et de la connaissance qu’il a eu en tant que joueur », note Ernest Kehound. Les Éléphants ont d’abord éliminé les Maliens (2-1) après les prolongations en quart de finale avant de battre au forceps les Congolais (1-0).
Un match retour synonyme de finale
Les aficionados ivoiriens ont eu le droit à un dernier retournement de situation pour conclure cette compétition. Une victoire finale 2-1 scellée dans les dix dernières minutes face aux Super Eagles du Nigeria. « Je ne peux même pas expliquer le scénario de la finale, c’est énorme. Je suis juste un peu déçu du Nigeria qui n’a pas été dangereux », souligne le Vinolien.
Malgré le décalage de la compétition à cause de la saison des pluies, la Côte d’Ivoire voulait conserver l’organisation de cette CAN prévue initialement en 2023. « Je connais mon peuple et sa mentalité, on sait accueillir », glisse Ernest Kehound. Je regrette d’être resté en Loir-et-Cher, je devais y aller normalement. »
Après 1992 et 2015, c’est désormais 2023 qui s’ajoute au palmarès ivorien. « J’ai fêté ça comme je pouvais car le lendemain je travaillais, j’ai dormi environ 2 h. Mes enfants portaient les maillots et mes frères descendaient sur les Champs-Élysées à chaque qualification. » Il ajoute : « C’est une énorme fierté, on ne va pas s’en lasser. L’organisation était incroyable. La prochaine étape, c’est la Coupe du monde. »
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