L’AS Monaco Basket en demi-finale de la Leaders Cup

Battue dès son entrée en lice en Leaders Cup l’année dernière, l’AS Monaco n’a pas réédité la même erreur. La Roca Team a dominé Le Mans (94-81), pour s’ouvrir les portes des demi-finales où elle affrontera Paris ce soir.

Connaissez-vous l’expression « garbage time » ? Elle désigne les derniers instants d’un match, lorsque son issue est déjà décidée. Or, à Saint-Chamond, loin de la prolongation fiasco de l’an dernier contre Bourg-en-Bresse (92-102), celui-ci a duré… 25 minutes. Soit un seul petit quart d’heure d’intensité maximale, le temps pour la Roca Team de tuer tout suspense (49-21).

Face à une équipe mancelle diminuée par les blessures, avec deux absents dans la raquette (Williams Narace et Will Yeguete), l’AS Monaco a eu le mérite d’appuyer là où ça faisait mal. Le MSB n’avait que deux intérieurs disponibles : D’Shawn Schwartz et Dragan Apic. Le premier a mis 47 secondes pour commettre deux fautes, le second a attendu 3 minutes…

Résultat, l’ex-meneur monégasque Abdoulaye Ndoye s’est retrouvé poste 4 tandis que l’Espoir David Simonovic a été envoyé au feu dès la 4e minute, pour sa toute première apparition dans le monde professionnel. Un moment sûrement mémorable pour lui, mais qui illustre bien la différence de rapport de force entre les deux équipes. Déjà supérieure sur tous les points, l’AS Monaco n’avait pas besoin d’une opposition aussi affaibli

La pression sur l’ASM

Car autant l’écrire, cela a presque tiré l’ASM vers le bas. Une fois le trou créé, la Roca Team s’est mise à ronronner, s’enfermant dans un pénible faux rythme, pour laisser le MSB grignoter son retard (90-79, 38e minute). Jusqu’à rendre la note finale honorable (94-81), alors que l’écart théorique était abyssal. « C’est dur d’arriver à garder la même intensité quand il y a un éclat très tôt dans la rencontre », justifie Yakuba Ouattara. Mais l’essentiel était ailleurs… Loin de son arrogance de l’an dernier, qui lui a coûté un triplé historique en France, l’équipe de Sasa Obradovic a abordé cette rencontre avec le sérieux qui devrait toujours caractériser un match couperet. « Ce qui s’est passé l’an dernier contre Bourg a énormément joué dans les mentalités, ajoute le capitaine. On a su apprendre de nos erreurs. Le fait d’être favori ne donne pas de passe-droit, surtout que la pression est sur nous. »

Et la demi-finale de ce samedi soir à Saint-Chamond contre un solide Paris Basket ne dérogera pas à la règle.

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