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« J’ai l’impression que le temps qu’il nous reste à
vivre ressemble plus à 5 ans qu’à 50 ans », déclare un expert
en IA, exprimant ses inquiétudes face aux conséquences
potentiellement néfastes de l’intelligence artificielle sur notre
avenir. Cependant, si certains anticipent la fin de l’humanité à
travers cette technologie, il existe également un optimisme
palpable chez d’autres, qui envisagent un avenir où l’IA
transformera positivement et radicalement notre
quotidien.
Les objectifs des entreprises technologiques spécialisées dans
l’IA convergent vers un même point : atteindre l’IAG (intelligence
artificielle générale), un système théoriquement en mesure
d’accomplir n’importe quelle tâche intellectuelle qu’un être humain
peut effectuer. Au-delà de ce stade, nous entrerions dans le
domaine de l’IA superintelligente, une entité qui surpasserait de
loin l’intelligence humaine. C’est un niveau que craignent de
nombreux experts. Parmi eux, Eliezer Yudkowsky — chercheur au
Machine Intelligence Research Institute, une organisation à but non
lucratif —, qui met en garde contre l’évolution rapide de l’IA.
Dans une récente interview accordée à The Guardian, il exprime
une vision sombre de l’avenir, où l’IA représente une menace
existentielle pour notre espèce. Ces prédictions apocalyptiques ne
sont pas nouvelles dans le discours sur l’IA. Elles sont cependant
de plus en plus véhiculées à mesure que la technologie progresse (à
grands pas).
Vers une IA superintelligente ?
Pour Eliezer Yudkowsky, le développement d’une IA
superintelligente n’est plus un objectif lointain. Il estime que
cette technologie deviendra une menace concrète pour l’humanité
d’ici quelques années. « J’ai l’impression que le temps qu’il
nous reste à vivre ressemble plus à 5 ans qu’à 50 ans »,
déclare-t-il à The Guardian, avant d’ajouter : « ça
pourrait être 2 ans, ou 10 ans ».
Selon Yudkowsky, une IA superintelligente pourrait agir de
manière imprévisible et indépendante, avec des capacités si grandes
que les humains ne pourraient ni la contenir ni la freiner.
Craignant le pire des scénarios, il imagine cette technologie comme
une entité extrêmement avancée qui opère à une échelle et une
vitesse de pensée qui dépasse de loin toute organisation
humaine.
« Une civilisation extraterrestre qui pense mille fois plus
vite que nous », explique-t-il pour illustrer ses propos. Dans
son scénario, les systèmes superintelligents seraient ainsi
répartis sur un vaste réseau de dispositifs. Cette dispersion
augmenterait considérablement la difficulté de les contrôler ou de
les désactiver, car il n’y aurait pas de « cœur » centralisé ou de
point faible unique à cibler. Il en résulterait, selon lui, un
scénario de fin de l’humanité comparable à ceux des films
« Terminator » et « Matrix ».
Voir aussi
Des opinions (très) divergentes
Les avis sur l’impact de l’intelligence artificielle varient
grandement parmi les chercheurs, les dirigeants d’entreprises et
les analystes. Yudkowsky, avec ses prédictions extrêmes, est
souvent catégorisé comme un « techno-pessimiste », à différencier
des « néo-luddites ». Ces derniers sont en quelque sorte de
modernes opposants à certaines technologies et se concentrent sur
les conséquences immédiates de l’innovation technologique.
Selon Edward Ongweso Jr, écrivain et communicateur également
interviewé par The Guardian, les néo-luddites plaident
pour une évaluation minutieuse de chaque nouvelle technologie,
selon plusieurs critères importants. Les membres de ce groupe
d’individus sont davantage préoccupés par les effets de
l’automatisation et de la surveillance sur l’emploi et les
conditions de travail que par une éventuelle apocalypse.
Ils estiment généralement que l’IA risque de favoriser les
violations de la vie privée et de la dignité des travailleurs. Il y
a également les « techno-sceptiques » qui imaginent un futur où
l’IA est accessible à tous et facilite de nombreuses tâches par
l’automatisation. Cette divergence d’opinions reflète des visions
du monde différentes et souligne l’importance d’un dialogue continu
sur la manière dont la société choisit d’adopter et de réguler la
technologie.
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