En Haïti, « Port-au-Prince est comme une ville en guerre »

Grand reporter engagé et humaniste, Daniel Grandclément s’est rendu au mois janvier pour la sixième fois en Haïti. Entre le risque permanent du kidnapping et la violence omniprésente des bandes armées, l’écrivain voyageur raconte des conditions de tournage dantesques et évoque la descente aux enfers de la Perle des Antilles. Entretien.

Depuis le tremblement de terre de 2010 à Haïti, le grand reporter Daniel Grandclément a fait de l’île l’un de ses sujets de prédilection. En 2016, « les Enfants du port » racontait le quotidien misérable d’Idsom, un jeune unijambiste livré à lui-même ou encore celui de Richie, un infirme dont le fauteuil roulant avait été volé. C’est encore avec cette attention toute particulière pour le sort des enfants que l’ancien journaliste de TF1 est reparti au mois de janvier. Son objectif : aider un enfant handicapé à obtenir un opération de son pied-bot.

À cette violence endémique s’est ajouté ces dernières semaines des affrontements meurtriers entre la police et des manifestants qui réclament le départ du chef du gouvernement, Ariel Henry. Selon un accord conclu en décembre 2022, l’actuel Premier ministre devait organiser des élections de sorte à laisser le pouvoir le 7 février 2024. Dans ce petit pays pauvre des Caraïbes, aucun scrutin n’a eu lieu depuis 2016.

France 24 : Après « les enfants du Port », une série documentaire sur les enfants des rues à Haïti, qu’est-ce qui vous a amené à revenir sur l’île ?

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