ActuNiger | Découverte de caches d’armes à Tesker et Niamey : le regard accusateur de Niamey vers la France et les proches de Bazoum

Après l’annonce par les services de sécurité, en début du mois à Tesker, dans la région de Zinder, d’une cache d’armes de guerre soupçonnée d’appartenir aux proches du régime déchu de Bazoum Mohamed, c’est à Niamey qu’un nouvel arsenal a été découvert dans une villa précédemment occupée par des militaires français et dans les locaux de la mission européenne Eucap Sahel. Pour les autorités nigériennes, ces découvertes témoignent clairement des velléités de déstabilisation orchestrées par la France et des proches de l’ancien président.


 

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C’est sur un véritable arsenal de guerre que les services de renseignements et de sécurité ont mis la main cette semaine à Niamey et dont les images ont été diffusées par la télévision publique (RTN), le jeudi 22 février, à la suite des perquisitions effectuées les 19 et 20 février dernier. Selon la même source, des caches d’armes de guerre ont été  découvertes dans une villa au quartier Francophonie extension Tchangarey occupée par des instructeurs militaires français qui s’est révélée être un vrai centre d’opération militaire et au siège de la mission européenne EUCAP SAHEL. Selon les autorités, les perquisitions menées par les services de la Police judiciaire, de la gendarmerie et de la police scientifique ont permis de découvrir « tout un arsenal de guerre destiné à mettre une stratégie de déstabilisation de notre pays », sans toutefois préciser les circonstances dans lesquelles, ces caches ont été découvertes.

Sur les images diffusées par la RTN, on y découvre entre autre, un important lot de matériel militaire et de munitions de tous genres notamment des armes d’assaut, des explosifs, des cartouches de gros calibres mais aussi des moyens de communication satellitaire, des cartes avec des précisions sur les points stratégiques du pays et de la capitale et d’autres équipements qui ne laissent aucun doute sur les intentions de leurs propriétaires notamment de fausses plaques d’immatriculation et d’habits de camouflage. Sur un tableau de ce qui a l’air d’un centre opérationnel de commandement des instructeurs français, on peut également lire : « la paix, on peut l’éviter » !

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Cette nouvelle découverte fait suite opérée le 7 février dernier par les Forces de défense et de sécurité (FDS) dans la région de Zinder, (Zone de Défense 7), précisément aux environs de Tesker, d’où est originaire l’ancien président Bazoum Mohamed. Selon les autorités, sur la base de « renseignements fiables », les FDS ont découvert un stock de matériel militaire comprenant, entre autre, vingt (20) mines antichars munies de leur dispositif de mise à feu et d’un système portatif complet de missile sol-air. « Ce matériel appartient à des individus proches de l’ancien régime cherchant à déstabiliser le Niger », ont annoncé les sources sécuritaires qui précisent que « les mines étaient destinées à semer le chaos dans les villes tandis que le système de missile sol-air visait à abattre des aéronefs nigériens ».

Depuis les évènements du 26 juillet 2023, les autorités de transition ont accusé la France et les proches de l’ancien président de chercher à déstabiliser le pays. Malgré le départ des soldats français, fin décembre, et la dénonciation de l’accord pour Eucap Sahel Niger, les services de sécurité restent sur le qui-vive afin de parer à toute éventualité comme l’a indiqué à plusieurs reprises, le Président du CNSP, Chef de l’Etat, le général de Brigade Abdourahamane Tiani. Aussi, en plus des dignitaires de l’ancien régime actuellement détenus et d’autres recherchés pour « trahison et complot contre la sureté de l’Etat », des proches de l’ancien président ont été interpellés suite à la supposée « tentative d’évasion » de l’ancien président Bazoum, annoncée en octobre dernier par les autorités.

A.Y.Barma (actuniger.com)

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