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Deux ans et demi après la mort de Jovenel Moïse, le cinquième juge d’instruction chargé de l’enquête vient de donner un coup d’accélérateur en renvoyant devant la justice 51 personnalités, dont la veuve du président, Martine Moïse, comme le révèle AyiboPost qui a eu accès à l’ordonnance de renvoi. En revanche, « aucun [des] opposants farouches de l’époque » à Jovenel Moïse n’est mis en cause, relève Gazette Haïti. C’est « un fait qui retient l’attention », estime le journal en ligne qui insiste : « L’opposition qui manifestait contre Jovenel Moïse n’aurait joué aucun rôle dans le crime ». Également mis hors de cause, Réginald Boulos et Dimitri Vorbe, deux hommes d’affaires « présentés par les partisans de Jovenel Moïse comme des oligarques corrompus » et qui avaient dû fuir le pays.
Le média rappelle toutefois qu’un seul opposant au président assassiné a été condamné dans cette affaire, aux États-Unis. Il s’agit de John Joël Joseph. Mais souligne Gazette Haïti, il n’a « jamais joué un rôle prépondérant dans l’opposition ».
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Comme l’assassinat du président aurait été planifié en Floride, la justice américaine s’est saisie de l’affaire et a lancé des poursuites contre onze personnes, rappelle le Miami Herald. Quatre d’entre elles (dont John Joël Joseph) ont été condamnées à perpétuité. Or, comme le souligne le journal, presque aucun de ces onze mis en cause aux États-Unis ne figure sur la liste des personnes inculpées en Haïti, afin d’éviter, explique le Miami Herald, une double incrimination, c’est-à-dire des poursuites dans deux pays. Une exception, cependant : Cristian Emmanuel Sanon, un pasteur à la double nationalité qui serait l’auteur intellectuel de l’assassinat, selon la justice haïtienne.
Dans cette affaire, il y a donc deux enquêtes, relève le Miami Herald, mais aucune réponse à des questions clés : qui « a ordonné l’attaque ? » « Laquelle des 60 armes saisies par la police le matin de l’attaque a tiré le coup fatal ? »
Colère en Argentine suite à la visite de David Cameron aux Malouines
Le déplacement du ministre britannique des Affaires étrangères dans l’archipel hier, a suscité des réactions indignées, mais qui ne sont pas venues du gouvernement, souligne Pagina 12. « Alors que le gouvernement gardait le silence, la province de la Terre de Feu [dont dépendent les Malouines pour l’Argentine] a déclaré le fonctionnaire britannique persona non grata », relève le quotidien. Pour le gouverneur de cette province, ce voyage constitue « une nouvelle provocation ». Une expression reprise par d’autres responsables politiques de l’opposition. Mais par aucun membre du gouvernement, pas même par la vice-présidente, pourtant fille d’un vétéran de la guerre des Malouines, et qui parle régulièrement du sujet, s’étonne Clarin. Pour la presse argentine, l’exécutif était mal à l’aise.
Pourquoi ce malaise ? Parce que Javier Milei et David Cameron se sont vus il y a un mois à Davos. Un échange au cours duquel le président argentin avait fait part de sa volonté d’entamer un dialogue « constructif » au sujet des Malouines avec le Royaume-Uni. Javier Milei veut récupérer l’archipel par la voie diplomatique et compte sur les États-Unis, décrypte Infobae. C’est donc avec des termes très choisis et pour éviter toute escalade, précise le journal, que le ministère argentin des Affaires étrangères a fini par réagir hier, en toute fin de journée. Message qui disait, en résumé, que l’Argentine espère que David Cameron a transmis aux habitants des Malouines une vision positive du nouveau gouvernement. Nouveau gouvernement qui continue à affirmer que les Malouines sont argentines et qui compte sur la communauté internationale pour régler cette dispute.
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Au Venezuela, nouvelle charge du président contre le bureau du HCNUDH
Nicolas Maduro a accusé d’« espionnage » et de « conspiration » les membres du bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme qui ont été expulsés la semaine dernière, rapporte El Universal. Il exige désormais des excuses publiques, précise le quotidien. Alors seulement ils pourront revenir, a ajouté le président vénézuélien qui a réaffirmé que son pays maintenait ses engagements envers le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
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