les couleurs et traditions du Niger s’invitent à la salle des fêtes pour une bonne cause

Samedi 2 mars, à la salle des fêtes de Sainte-Bazeille, une journée entière, à partir de 10 heures, sera consacrée à Solidarité femmes internationale, une association venant en aide aux femmes et fillettes d’Agadez, au Niger…

Samedi 2 mars, à la salle des fêtes de Sainte-Bazeille, une journée entière, à partir de 10 heures, sera consacrée à Solidarité femmes internationale, une association venant en aide aux femmes et fillettes d’Agadez, au Niger. Un programme très riche est proposé pour les 22 ans de la structure : atelier tissage et filage, danse, initiation au chant africain, contes, vente d’artisanat, gâteaux orientaux, diaporama des actions engagées. Un repas africain à 20 heures précédera le concert du groupe L’Air d’ici (1).

Farida Hammani, infirmière devenue sage-femme libérale, a fondé l’association en 2002, sollicitée par le sultan pour agir en faveur du quartier pauvre d’Agadez. La présidente de 75 ans est militante pour les droits des femmes depuis toujours. Solidarité femmes internationale met au cœur de ses préoccupations le parrainage des filles (une quarantaine) qui suivent une scolarité au lieu de se marier vers 12 ans, et l’accompagnement des femmes dans des activités, source de revenus pour leur foyer.

Un centre artisanal

La Maison d’Agadez, créée par l’association, vit grâce aux subventions et aux dons ; elle permet la transmission des savoirs de ces femmes suivant la tradition des Touaregs, dont la communauté est sédentarisée sous des tentes. Elles sont brodeuses, couturières, tricoteuses, tisserandes, teinturières, maroquinières. Le projet ? Que ce centre artisanal soit reconnu de formation publique.

En attendant, il se développe, des membres de l’association s’y rendant régulièrement pour mener des actions sur place : restaurant où les femmes vendent leur cuisine, pôle santé, puits, opérations de plantations d’arbres, fours solaires fabriqués par des bénévoles, bibliothèque, centre bureautique…

Depuis le coup d’État de juillet 2023, la situation est devenue tendue et instable, l’armée française n’assurant plus la sécurité au Niger. Farida parle leur langue, les liens sont très forts ; elle veut continuer d’aider ces femmes et ces étudiantes. Le tourisme ayant chuté, une part de l’artisanat produit est achetée et revendue en France. En 2022, la mairie d’Agadez a remis à Farida un diplôme pour la remercier de son engagement et ses actions depuis vingt ans.

Programme complet sur le Facebook de l’association.

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