«Aucune technologie ne permet de déceler, de manière absolument fiable, l’origine factice de vidéos»

TRIBUNE – Les dernières vidéos générées par l’intelligence artificielle marquent une avancée dans la falsification du réel, explique la philosophe. Dans ce contexte, les discours prônant la «déconstruction» sont d’autant plus dangereux, alerte-t-elle.

*Dernier roman paru le 8 février 2024 : « Les Larmes de Narcisse » (Gallimard, 336 p., 22 €).


La toupie est-elle en passe de devenir le fantasme des ingénieurs du XXIe siècle ? Alors qu’il devient éminemment difficile d’identifier les vidéos ou photographies produites par l’intelligence artificielle (IA) générative, nombre d’ingénieurs rêveraient de disposer du jouet mis en scène par Christopher Nolan. Dans son film Inception, Dom Cobb, un voleur professionnel, développe une méthode sans précédent, « le rêve partagé », qui lui permet de modifier l’inconscient des sujets lorsqu’ils rêvent. Dans ce voyage aux confins de l’onirique, seule la toupie permet de déterminer si Cobb se trouve dans le monde réel, car celle-ci cesse alors de tourner.

À l’heure où la société américaine OpenAI, développeur de ChatGPT, annonce le lancement de Sora, son générateur de vidéos par l’IA sur la base de requêtes textuelles, aucune technologie ne permet de déceler, de manière absolument fiable, l’origine…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir.

Vente Flash

4,49€/mois pendant 12 mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.