Le territoire de Saint-Pierre et Miquelon, d’une superficie de 240 km2, est composé de trois îles : Saint-Pierre, Langlade et Miquelon.
Saint-Pierre-et-Miquelon est situé dans le golfe du Saint-Laurent, juste au sud de Terre-Neuve.
Le 29 février 2004 à l’émission 5 sur 5, la journaliste Annie Hudon présente le portrait historique de l’archipel.
5 sur 5, 29 février 2004
Le petit archipel est officiellement découvert le 21 octobre 1520 par l’explorateur portugais Josas Alvarez Fagundes. En 1536, Jacques Cartier en prend possession au nom du roi de France au retour de son second voyage au Canada.
Dès le début du 16e siècle, des marins basques, normands et bretons fréquentent ces îles en raison de l’abondance de poissons qu’on y retrouve. Après la défaite des Plaines d’Abraham à Québec, en 1759, la France perd toutes ses colonies d’Amérique du Nord, mais réussi à obtenir, en guise de dédommagement de la part du gouvernement britannique, la restitution des petites îles au sud de Terre-Neuve.
Ce n’est qu’en 1815 que la France récupère définitivement l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.
« À la différence des autres communautés de langue française au Canada, nous le cordon ombilical avec la France n’a pas été coupé. »
Les îles Saint-Pierre-et-Miquelon sont donc les derniers vestiges de la colonisation française en Amérique du Nord. Les Saint-Pierrais et Miquelonnais conservent jalousement leur attachement à la France.
À l’émission Les travaux et les jours du 29 juin 1969, Simon Richer et Henri Saint-Georges présentent un reportage sur la vie des habitants de Saint-Pierre et Miquelon.

Les travaux et les jours, 29 juin 1969
On y joue à la pétanque et les gendarmes patrouillent les rues. On y parle à la française, au lycée, dans les bistrots et à la maison.
Bien qu’ils soient loin de l’Hexagone, les Français de Saint-Pierre-et-Miquelon n’en suivent pas moins les progrès de la métropole, comme on dit là-bas en parlant de Paris
.
À la fin des années soixante, la pêche est encore l’activité économique la plus importante de l’archipel. C’est à cette époque que les pêcheurs adoptent les chalutiers, mais les doris, petits bateaux de pêche utilisés pour pêcher la morue le long des côtes, demeurent populaires.
« Chaque printemps, les anses de pêche commencent à s’animer, on répare les dégâts de l’hiver, les doris sont remis en état et chacun fait sa provision de sel et de gazoline pour jeter l’ancre bientôt. »
En entrevue dans le reportage, le pêcheur Pierre Frioult, qui sillonne la mer depuis 1911, explique les changements qu’il a connus du temps où il pêchait à la voilette jusqu’aux chalutiers modernes.
« Beaucoup de jeunes maintenant s’orientent du côté du chalutier. La pêche y est plus rémunératrice, c’est plus sûr et les pêcheurs naviguent plus longtemps. »
Les riches bancs de morues ont longtemps attiré les pêcheurs le long des côtes de Saint-Pierre-et-Miquelon. Mais la pêche au chalutier n’aura été lucrative que le temps où la ressource s’y trouvait en abondance.
« Du jour au lendemain, les chalutiers sont restés cloués au quai et il n’y avait plus de travail à l’usine. »
En 1992, le moratoire sur la pêche à la morue imposé par le Canada est venu donner un dur coup à l’économie de Saint-Pierre-et-Miquelon, comme en témoigne ce reportage de Benoit Livernoche présenté à La semaine verte le 6 juin 2015.

La semaine verte, 6 juin 2015
L’état français donne huit millions de dollars par année pour le transport des marchandises vers Saint-Pierre-et-Miquelon. Une aide indispensable qui permet aux citoyens d’avoir des produits à un prix décent vu leur éloignement de leur mère patrie.
Pour vivre, les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon doivent aujourd’hui réinventer leur économie.
Avec la mer présente partout, ses petits commerces et ses rues étroites qui lui donnent un caractère typiquement français, Saint-Pierre-et-Miquelon mise entre autres sur le tourisme, pour tous ceux qui souhaitent vivre une expérience française en Amérique du Nord.

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