L’état d’urgence a été décrété à Haïti, après l’évasion de milliers de détenus d’un centre pénitentiaire
© Odelyn Joseph/AP/SIPA
Dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 mars, plusieurs milliers de détenus se sont évadés d’un centre pénitentiaire de Port-au-Prince, à Haïti, après l’attaque de gangs armés, cherchant à libérer des prisonniers. Au moins une dizaine de personnes sont mortes durant cette évasion. Sur les 3 800 détenus que comptait le pénitencier, une centaine de détenus étaient toujours présents dans la prison ce dimanche, a indiqué Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), dont France 24 s’est fait l’écho.
Cette évasion massive a contraint le gouvernement haïtien à décréter l’état d’urgence et un couvre-feu pour reprendre le contrôle de Port-au-Prince : « Le gouvernement de la République, se référant à l’arrêté du 3 mars 2024 déclarant l’état d’urgence sur toute l’étendue du département de l’Ouest pour une période de soixante-douze heures renouvelable, (…) décrète un couvre-feu sur tout ce territoire » entre 18h et 5h lundi, mardi et mercredi. Le couvre-feu a été annoncé « en raison de la dégradation sécuritaire caractérisée par des actes criminels de plus en plus violents perpétrés par les gangs armés », mettant « en péril la sécurité nationale », selon le gouvernement. Ainsi, « les forces de l’ordre ont reçu l’ordre d’user de tous les moyens légaux à leur disposition en vue de faire respecter le couvre-feu et d’appréhender tous les contrevenants ».
Depuis l’assassinat, en 2021, du président Jovenel Moïse, Haïti fait face à une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire. Des chefs de gang connus et des inculpés dans l’assassinat du président Jovenel Moïse étaient incarcérés au pénitencier de Port-au-Prince. Cette semaine encore, « un bus a été attaqué, (et) il y a eu 14 morts », selon Ornella Braceschi, présidente du Collectif Haïti de France
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