Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue implantera une attestation d’études collégiales (AEC) en électronique industrielle aussi loin qu’au Sénégal.
Un appui de 750 000 $ du Programme Québec-Francophonie en formation technique permettra au Cégep d’envoyer une équipe régionale de conseillers pédagogiques et d’enseignants spécialisés au Lycée Technique industriel et minier de Kédougou.
Ils vont accompagner les enseignants sur place afin de pouvoir implanter le programme et former les enseignants, qui pourront à terme donner cette formation
, explique Julien Pierre Arsenault, directeur de la formation continue au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.
Une première cohorte de diplômés devrait voir le jour en 2027, puisque le programme s’étend sur une période de trois ans.
Le Cégep espère attirer des diplômés de l’AEC en région. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Une approche gagnante pour tous
L’AEC en Électronique industrielle – Instrumentation et contrôle visera autant les Sénégalais qui ont l’intention d’immigrer au Québec que ceux qui voudront travailler dans leur pays natal.
Le diplôme sera reconnu au Québec, ce qui facilitera le processus d’intégration des étudiants sénégalais. La formation répond surtout aux besoins en systèmes automatisés dans les domaines minier et forestier.
Des entreprises de la région ont déjà manifesté un intérêt à recevoir les futurs diplômés au sein de leur équipe.
On espère que toute l’expertise et l’engouement qu’on va susciter avec ce programme au Sénégal vont faire en sorte que des diplômés voudront venir tenter l’expérience québécoise, que ce soit pour un travail ou pour un stage.
Les cours ont aussi été pensés pour les futurs diplômés qui mettront en pratique leurs connaissances au Sénégal. Les entreprises locales seront rencontrées afin de connaître leurs besoins précis en électronique industrielle.
On veut vraiment s’adapter aux besoins locaux, mais tout en se rapprochant le plus possible du programme et des compétences qui sont déjà incluses dans l’AEC qui est offerte ici
, indique M. Arsenault.
Une expertise qui traverse l’océan
Des cégeps de partout en province ont été sélectionnés par le programme pour déployer des formations techniques dans les pays francophones d’Afrique.
L’établissement scolaire a été choisi avec soin par le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. On veut travailler avec un lycée qui est accessible auprès de la population du Sénégal, donc avec des frais de scolarité qui ne sont pas trop dispendieux
, fait remarquer Julien Pierre Arsenault.
Le Cégep a mis sur pied plusieurs projets en Afrique et en Amérique du Sud au cours des dernières années.
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