Emerse Faé, le sélectionneur de l’équipe de Côte d’Ivoire, est revenu sur son
parcours victorieux à la tête des Éléphants lors de la dernière
CAN 2023 à domicile, et notamment sur ses
choix ayant galvanisé l’équipe.
Ayant hérité d’un groupe abattu après l’humiliante défaite 4-0
face à la Guinée équatoriale et la démission de Jean-Louis Gasset,
Emerse Faé a troqué son costume contre celui de héros en offrant à
la Côte d’Ivoire un sacre inespéré le 11 février dernier (victoire
1-2 contre le Nigeria en finale). Sa recette ? Rehausser le
moral de ses troupes, mais surtout opérer des choix forts
en sortant du placard les vieux briscards Jean Michaël Seri ou
encore Max Gradel auxquels il a confié le rôle délicat d’éponges à
pression.
“Ce ne sont pas les meilleurs
joueurs en Europe qui réussissent”
“C’était indispensable. Une CAN à domicile, c’est dur avec
la pression psychologique. Pendant la préparation, on recevait des
délégations de personnalités importantes, le ministre (des Sports),
le Premier ministre… Vous imaginez ? Il faut s’appuyer sur les
joueurs qui gèrent cette pression, donc sur Max (Gradel, 36 ans),
Serge (Aurier, 31 ans) et Willy Boly (33 ans), même si c’était sa
première CAN car il a un recul exceptionnel, a expliqué le
technicien de 40 ans dans un entretien accordé à L’Equipe. Et
comme je l’avais déjà dit à Jean-Louis et Ghislain (Printant, son
autre adjoint), ce ne sont pas les meilleurs joueurs en Europe qui
réussissent, l’Afrique est un contexte particulier à
maîtriser.”
Logiquement maintenu à son poste par la Fédération ivoirienne
(FIF), Emerse Faé se sait dès lors attendu, notamment pour
confirmer. “On a mis la barre haut et on connaît les
règles, a-t-il affirmé. Quand ça va, tout le monde est
avec toi, donc profitons de ce début. Et ça te donne aussi de la
crédibilité.”
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