Voici ce qui vous attend au Printemps des Arts qui célèbre ses 40 ans d’existence à Monaco

« Après trente-neuf printemps, le festival reste fidèle à ce qui constitue son essence: la création, la rencontre entre les arts, la redécouverte des œuvres du passé qui nous interpellent chaque jour différemment […] La programmation de cette quarantième édition nous invite également à percevoir ce qu’il y a de précieux, de rare, de fragile dans le monde qui nous entoure. » 

Les mots de la princesse Caroline – présidente du conseil d’administration – donnent le « la » en ouverture du livret de programme du Printemps des Arts qui fête en 2024, quarante années d’existence.

« Mettre les œuvres en perspective »

Cette longévité du festival interpelle le directeur artistique, Bruno Mantovani, monté dans le train après la pandémie et qui proposera du 13 mars au 7 avril sa troisième programmation où il entend « conserver l’héritage d’un festival qui met les œuvres en perspective et montre un regard sur l’histoire » et « transmettre un message artistique cohérent et structuré. »

Rappelant que le Printemps des Arts n’est pas « un festival spécialisé dans un genre ou une époque » Bruno Mantovani a voulu ouvrir encore plus les horizons. Et sa volonté se traduit sur l’affiche du festival, sous-titrée « Chants de la Terre » et illustrée d’une photo signée par Sebastião Salgado.

Double promesse: celle de trois concerts reprenant la partition de Gustav Malher, Le Chant de la Terre, en version concert symphonique ; quatuor à cordes et création contemporaine. Mais aussi de se plonger dans le travail de Salgado, notamment au travers du film documentaire sur sa création, réalisé par Wim Wenders, Le sel de la Terre projeté pendant le festival.

La première symphonie de Mozart

Autre fil conducteur de cette édition, suivant la maxime « ma fin est mon commencement », Bruno Mantovani entend donner à écouter à la fois le début et la fin de la production d’un compositeur pour en comprendre les évolutions. « C’est intéressant de voir quand un compositeur trouve son style. Faire écouter les premières et dernières œuvres permet de voir, par exemple, si un Beethoven à l’âge de 20 ans ou de 55 ans était vraiment le même musicien, est-ce qu’il y a un progrès ou une régression? Une constante? Certains n’ont pas évolué, certains laissent voir une immense différence. Et cela nous permet de mieux les comprendre. »

Pendant les week-ends du festival, le public pourra ainsi se plonger dans les premières et ultimes partitions de Franz Schubert. Mais aussi d’un certain Wolfgang Amadeus Mozart. « Sa première symphonie, composée à l’âge de 8 ans comporte un mouvement lent complètement surréaliste » s’enthousiasme le directeur artistique, en parlant du génie du légendaire compositeur autrichien.

Au chapitre des expériences, l’édition 2024 emmènera aussi le public hors des salles de spectacles: des siestes musicales sont annoncées à Monte-Carlo, tout comme des performances à la cathédrale, au Café de la Rotonde dans le Casino ou dans un atelier de danse des Ballets de Monte-Carlo.

Quelques privilégiés pourront aussi prendre part à un dîner en musique, à la table du chef Yannick Alléno à l’Hermitage où la saveur des plats suivra les mouvements du violoniste David Haroutunian.

La cheffe d’orchestre Laurence Equilbey est l’une des artistes qui a eu une carte blanche pour cette édition. Photo Julien Benhamou.

Quelques temps forts de la programmation 2024

Avec dix-huit journées et soirées au programme, les 40 ans du Printemps des Arts s’étalent sur un calendrier où domine la performance musicale, entrecoupée de conférences et de rendez-vous moins formels pour approfondir sur la musique.

Dans cet esprit, trois cartes blanches ont été distribuées à des créateurs. La première, à la cheffe d’orchestre Laurence Equilbey et son Insula Orchestra qui reprendra en symphonique les 23 et 24 mars, des œuvres de Schubert puis de Mozart, deux compositeurs à l’honneur cette année. Carte blanche aussi, les 15 et 17 mars pour le violoncelliste Henri Demarquette qui se plongera dans le répertoire de Bach, tantôt comme soliste, tant au cœur d’une formation de musique de chambre.

Enfin, le quatuor Modigliani portera sur scène les 21 et 22 mars des œuvres de Schubert et Mendelssohn, dans un esprit romantique. Le festival compte aussi au cours de cette édition anniversaire sur plusieurs créations mondiales: L’étoffe inépuisable du rêve, un opéra de chambre signé Sophie Lacaze et proposé le 16 mars au théâtre des Variétés ; le triptyque d’œuvres de Lara Morciano, Samir Amarouch et Eric Montalbetti dans un esprit arte povera, présenté dans l’exposition de Pier Paolo Calzolari à la Villa Paloma (24 mars et 7 avril). Deux concerts le 23 mars de Fabrice Jünger pour flûtes et électronique.

Et Le Chant de la Terre imaginé par Laurent Cuniot, donné au théâtre des Franciscains à Nice, le 29 mars.

Parmi les autres dates inattendues, l’Amazing Keystone Big Band viendra offrir sa manière de faire du jazz, sur scène, le 31 mars. Et un ovni : la rencontre lyrique sur scène de Cécilia Bartoli et John Malkovich – le 7 avril – sur fond de musique du XVIIIe siècle à l’époque des castrats et de Farinelli… tout un programme!

Si les prix des tickets pour les rendez-vous du Printemps des Arts demeurent très raisonnables (places de concerts entre 15 et 40 euros et plusieurs événements ouverts librement à tous), l’équipe du festival a choisi cette année de rendre gratuit l’ensemble de son programme aux jeunes, jusqu’à l’âge de 25 ans.

Une rareté qui mérite d’être soulignée et qui permet d’ouvrir un peu ces performances parfois jugées élitistes.

Pour ce jeune public, il convient quand même de réserver sa place gratuite sur le site de la billetterie du festival (printempsdesarts.mc) et ainsi accéder librement aux concerts choisis.

Gratuité jusqu’à 25 ans

Si les prix des tickets pour les rendez-vous du Printemps des Arts demeurent très raisonnables (places de concerts entre 15 et 40 euros et plusieurs événements ouverts librement à tous), l’équipe du festival a choisi cette année de rendre gratuit l’ensemble de son programme aux jeunes, jusqu’à l’âge de 25 ans.

Une rareté qui mérite d’être soulignée et qui permet d’ouvrir un peu ces performances parfois jugées élitistes.

Pour ce jeune public, il convient quand même de réserver sa place gratuite sur le site de la billetterie du festival (printempsdesarts.mc) et ainsi accéder librement aux concerts choisis.

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