Menace d’une « guerre civile » sanglante
« Nous recevons en moyenne cinq à dix nouveaux cas par jour, et nous travaillons aux limites de notre capacité », a expliqué Mumuza Muhindo Musubaho, chef de mission MSF sur place. Face à la situation qui s’est rapidement détériorée ces derniers jours, le Conseil de sécurité de l’ONU doit tenir mercredi une réunion en urgence.
Mardi, un chef de gang a assuré qu’une « guerre civile » sanglante aura lieu si le Premier ministre Ariel Henry ne démissionne pas. Les bandes criminelles, qui contrôlent la majorité de la capitale Port-au-Prince ainsi que les routes menant au reste du territoire, s’en prennent ces derniers jours à des sites stratégiques du pays pauvre des Caraïbes : académie de police, aéroport et plusieurs prisons, d’où ont pu s’évader des milliers de détenus.
Difficultés concernant le stock de matériel médical
MSF veut mettre en place des structures de soins dans différentes zones de Port-au-Prince, car l’insécurité et les barrages routiers improvisés empêchent les ambulances d’acheminer les patients. « Alors que plusieurs structures hospitalières sont à l’arrêt, MSF a rouvert son centre d’urgence dans le quartier de Turgeau deux semaines plus tôt que prévu afin d’étendre ses activités médicales et de réduire la pression sur ses installations existantes », souligne le communiqué. « MSF a ouvert aussi un nouvel hôpital chirurgical de 25 lits dans la commune de Carrefour le lundi 4 mars », précise-t-il. En revanche la situation s’est tellement dégradée que l’ONG s’est vue forcée de « suspendre temporairement ses cliniques mobiles dans plusieurs sites ». MSF met aussi l’accent sur le risque d’augmentation des violences sexuelles. En 2023, l’ONG a pris en charge « plus de 4 000 survivantes d’agressions sexuelles ».
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