L’équipe de France de rugby à 7 est entrée dans l’histoire ce dimanche à Los Angeles en remportant sa deuxième victoire sur le circuit mondial, une première depuis 2005. Un moment historique auquel a participé Antoine Zeghdar, qui raconte les coulisses de cet exploit. Et qui se projette, déjà, vers les Jeux Olympiques…
Antoine, ça doit faire du bien d’accrocher l’or depuis le temps que l’équipe de France attendait ça…
On était vraiment très contents, très heureux de pouvoir ramener cette médaille d’or. Ça faisait un bout de temps que ce n’était pas arrivé (depuis 2005), et on avait vraiment à cœur de remporter un tournoi cette année, après plusieurs finales perdues l’an dernier. Nous n’avions jamais été au bout, malgré le fait qu’on finisse cette saison 4e au classement. C’était notre objectif, après un début d’exercice compliqué avec une 9e place et un quart juste après. On jouait bien, il nous manquait ces choses-là pour aller plus loin. Nous sommes montés en puissance, et à Los Angeles, ce fut la consécration pour nous.
Comment expliquer cette montée en puissance au fil des tournois?
J’ai senti une équipe très sereine, même si c’était dur avec une tournée sur deux tournois. À la fin du premier, on était déjà pas mal éprouvés physiquement. Les organismes tirent, mais le coach a vraiment fait de la bonne gestion en ce qui concerne le temps de jeu. Ce qui a permis de reposer quelques forces vives. L’ensemble du groupe était au diapason, on a mis notre jeu en place comme on le souhaitait avec des bons matchs. Nous avons été forts sur nos acquis. Mis à part cette rencontre en poule qu’on ne gagne pas, c’était vraiment un tournoi parfait. On retient la victoire.
Ce tournoi peut-il être fondateur en vue des Jeux Olympiques?
En prévision des Jeux Olympiques, c’est un succès qui va forcément nous amener de la confiance et de la sérénité pour travailler dans la bonne direction, mais aussi pour les prochains tournois. Mais ce n’est pas une fin en soi. On a aimé ce goût de la médaille d’or, et on veut continuer dans ce sens. Bosser dur est la clé, nous en sommes conscients. Tout n’était pas parfait, il faut donc peaufiner les détails pour l’avenir. On veut faire en sorte que ce ne soit pas un fait historique, mais que l’histoire se répète à nouveau avec d’autres victoires en finale.
Les Jeux à la maison à Paris, est-ce que vous y pensez souvent avec le groupe?
On pense constamment aux Jeux Olympiques dès qu’on se lève. On mange avec cette idée, on dort aussi avec. C’est un rêve. Mais à court et moyen termes, nous avons des échéances qui nous permettront d’être prêts. On se concentre avant toute chose sur les tournois qui arrivent avec Hong Kong et Singapour. Et le plus important avec les phases finales à Madrid, qui décideront de qui est champion de ce World Series. Au bout du compte, c’est ce qu’on retiendra. À nous de rester focus.
Les commentaires sont fermés.