Les voyages forment la jeunesse, a-t-on coutume de dire. Celui que viennent de réaliser 43 élèves de cinquième secondaire de l’institut Sainte-Marie à Huy restera gravé dans leur mémoire. Partis au Bénin le lundi 26 février dernier, ils ont pris part à un voyage de coopération à Ouidah, situé à une quarantaine de kilomètres de la capitale économique, Cotonou. Au programme : visites d’une pouponnière, d’un orphelinat, sortie en mer avec les pêcheurs locaux, etc. Les Hutois avaient également amené du matériel destiné à des écoles maternelles et primaires. Onze jours de dépaysement total, de rencontres teintées de chaleur humaine. Onze jours qui sont en train… de se prolonger. Car le retour en Belgique ne se passe pas comme prévu.
Les élèves, encadrés par cinq professeurs, devaient prendre un vol Air France ce mercredi soir à destination de Paris, où un car affrété par l’école devait les ramener à Huy, ce jeudi midi. Sauf qu’à l’heure d’écrire des lignes, la délégation hutoise était toujours bloquée au Bénin. “Nous nous sommes rendus à l’aéroport où on nous a annoncé que notre vol était annulé en raison d’un problème technique sur l’avion, explique Florian Rorive, professeur d’histoire. Nous sommes donc revenus à l’hôtel où nous avions séjourné. Un deuxième vol d’Air France prévu également ce mercredi soir a lui aussi été annulé, et celui de ce jeudi était complet.”
Informés de la situation via la page Facebook de l’ISM, des parents des élèves manifestent une certaine inquiétude. “Comme il avait été demandé aux élèves de partir sans leur GSM, nous ne parvenons pas à les joindre, raconte cette maman. Ma fille a-t-elle encore suffisamment de médicaments contre le paludisme ? A-t-elle encore des vêtements, étant entendu que nous lui avions conseillé d’en donner un maximum aux Béninois avant son retour ?” Réponse du professeur : “La solidarité prime en ces circonstances, l’hôtel a aussi prévu de laver le linge. Quant aux médicaments, l’ambassade de Belgique nous aidera en cas de nécessité. Nous sommes en train de faire les comptes.”
Le directeur de l’institut Sainte-Marie, Sébastien Cuitte, affirme aussi être “en contact avec l’ambassade et Air France pour ramener la délégation hutoise le plus rapidement possible”. Une des options sur la table ? Que la délégation revienne par petits groupes sur Paris. Ce qui compliquerait sérieusement le retour entre la capitale française et la cité du Bassinia. “Quoi qu’il arrive, il est exclu que nos élèves voyagent sans un accompagnateur”, explique le directeur. Reste une interrogation formulée par cette maman d’élève : “Qui va payer le surplus ? Ce voyage nous a coûté pas moins de 1500 € tout compris, le ticket d’avion s’élevant déjà à 900 €.” Selon la législation européenne, chaque passager peut prétendre à une indemnité de 600 € en cas d’annulation d’un vol de plus de 3500 km.
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