Adriana Karembeu à la coprésentation des 20 ans du Top Model International à Monaco : “Si je n’étais que belle, on m’aurait mise dans une poubelle ?”
”Appelez-moi Adriana Karembeu (du nom de son ex-mari, le footballeur français Christian Karembeu, NdlR)”, nous salue d’emblée la célèbre mannequin d’origine slovaque née Adriana Sklenaříková, récemment divorcée de l’homme d’affaires André Ohanian avec qui elle a eu une fille, Nina. “Parce que c’est un nom avec lequel je travaille depuis 20 ans, donc je pense que je le mérite.”
20 ans, comme l’anniversaire du concours Top Model Belgium devenu Top Model International depuis quelques années et pour lequel Adriana en est la marraine depuis plus de 15 ans. “C’est incroyable !, nous confie celle qui coprésentera le concours cette année (plus 170 candidats de 23 nationalités différentes et jugés dans quatre catégories distinctes entre Girl et Boy Mannequin, Girl et Boy Photo Model), depuis la légendaire Salle des Étoiles à Monaco. “À chaque fois, je me dis que c’est un bonheur de pouvoir toujours le faire. Pour moi, cela fait 17 ans. Ça fait toujours plaisir parce que ça devient une petite famille finalement. Avec Jérémy Urbain, l’organisateur, et sa famille. Et surtout de voir comment cette émission a évolué dans le temps. Ça fait plaisir de le voir.”
Qu’est-ce qui a évolué selon vous ?
”Ce ne sont pas vraiment les critères de beauté. Je pense qu’il y a plus de liberté dans le choix des femmes comme on peut le voir sur les pages de magazine. Parce que, maintenant, on regarde des beautés qui sont différentes. Des beautés qui sont plus libres, originales et ce qu’on cherche aujourd’hui. Ce n’est pas le classique de la beauté, c’est aussi la différence, le charisme et une beauté qui nous touche.”
Malgré les critiques, ce genre de concours a donc encore sa raison d’être aujourd’hui ?
”Oui, ils sont critiqués mais moi, je pense qu’ils ont tort. On admire un tableau, on admire un chef-d’œuvre, une sculpture. Je pense que quand on admire la beauté d’un être humain qui était créé par la nature ou par le dieu, ce n’est pas rédhibitoire. On ne réduit pas la beauté à un objet. On peut avoir d’autres qualités, mais on peut être aussi beau. Et cela ne devrait pas être discriminatoire. Il faut enlever tous les accessoires, genre on est que beau au service de. Il y a d’autres métiers qui se servent de leur physique : des danseurs, des vendeurs dans une boutique, etc. On ne le critique pas. Mais, comme par hasard, on critique des filles qui ont 16 à 18 ans, qui sont belles, qui cavalent à faire le tour du monde quatorze fois. Elles gèrent leur propre argent déjà et, souvent, c’est comme cela qu’ils ou elles aident leur propre famille. Je pense que c’est une forme de discrimination ou de la jalousie envers une femme qui est belle. Du coup, elle ne peut pas être ni intelligente, ni autre chose. Et ça, ça m’insupporte !”
« Être belle, c’est mon métier. Et quand on dit qu’on ne peut être ni intelligente ni autre chose, ça m’insupporte! »
Le mannequinat est un véritable métier.
”C’est un travail. On met en valeur des créations et des créateurs, on met de l’âme dedans. Quand on me dit : aujourd’hui, vous faites de la télé donc vous n’êtes pas que belle’. Ça veut dire quoi ? Que si je n’étais que belle, on va me mettre dans une poubelle ? Sérieux ? Alors, dans ce cas-là, il faut arrêter tous les métiers manuels. On va critiquer tout le monde et il faut arrêter tout ça. Être belle, c’est mon métier. Et c’est toujours mon métier et je ne laisse personne me cracher dessus. Être belle m’a amenée où je suis aujourd’hui. Et j’y tiens. À chaque fois, quand je suis en représentation, je tiens à être jolie parce que c’est grâce à ces gens qui me regardent et me trouvent belle que j’existe. Et il n’y a rien de mal là-dedans. Je n’ai pas dit que je ne savais pas faire autre chose. J’ai appris plein d’autres choses. Mais, au début, c’est seulement ça qui m’a amenée où je suis. C’est un métier sublime.”
Appréhendez-vous la présentation de cette cérémonie ?
”C’est aussi stressant pour les candidats que pour moi. Présenter, ce n’est pas mon métier donc je vais essayer de m’adapter. Et puis, je sais que même si moi je suis en galère, Ricky (Whittle, l’acteur britannique de The 100”, “American Gods” ou encore “Land Of Bad”, NdlR) va me sauver. Mais moi, ce concours ne va pas changer ma vie alors que pour eux, peut-être qu’il va changer leur destin. Je dis toujours : il faut s’amuser. Moi, j’étais quelqu’un de toujours très inquiète et qui voulais toujours bien faire. Il faut profiter du moment présent, montrer un peu sa personnalité. Il faut se détendre. Mais bon, il ne faut pas non plus oublier que ce moment peut changer votre vie.”
Chirurgie esthétique : pour ou contre ?
”Moi, je ne suis pas pour dénaturer ce que la nature a fait, assure Adriana Karembeu. Après, s’il y a des gens qui se sentent vraiment mal à l’aise, pas en confiance avec eux-mêmes et qui en souffrent, bien sûr, je suis pour. C’est devenu un nouveau maquillage si vous voulez. Mais moi je ne suis pas pour courir après la jeunesse. C’est une course perdue d’avance (sourire) !” Et de conclure : “Moi, j’ai 52 ans et j’ai trouvé une espèce de paix avec moi-même. Il faut juste s’accepter, je pense que c’est la meilleure solution. Des filles font du botox, on peut faire des petits trucs mais pas se dénaturer. Peut-être que pour certaines, ça marche mais moi, je trouve ça un peu triste.”
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