Inéligible, Laurent Gbagbo accepte d’être candidat à la présidentielle ivoirienne de 2025

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo lors de la célébration du premier anniversaire de son nouveau parti, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), à Abidjan, le 17 octobre 2022. © Issouf SANOGO / AFP

Publié le 10 mars 2024

Lecture : 1 minute.

Laurent Gbagbo « accepte d’être le candidat du PPA-CI (Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire) à l’élection présidentielle de 2025 », a annoncé samedi sa formation politique à l’issue d’une réunion de son comité central.

Sébastien Dano Djédjé, le président exécutif du PPA-CI. © DR

Sébastien Dano Djédjé, le choix de Gbagbo pour relever le PPA-CI

L’ex-président de la Côte d’Ivoire (2000-2011) est pourtant inéligible. Acquitté par la justice internationale de crimes contre l’humanité commis lors de la sanglante crise post-électorale de 2010-2011, Laurent Gbagbo avait été condamné en 2018 dans son pays à 20 ans de prison pour le « braquage » de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en 2011.


la suite après cette publicité


Gracié, mais pas amnistié

Il a été gracié en 2022 par Alassane Ouattara, mais pas amnistié. Si la grâce permet au condamné de ne pas devoir purger sa peine, elle ne l’annule pas contrairement à l’amnistie. Et une personne condamnée ne peut pas se présenter à une élection.

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo lors de la célébration du premier anniversaire de son nouveau parti, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), à Abidjan, le 17 octobre 2022. © Issouf SANOGO / AFP

Laurent Gbagbo doit-il raccrocher les gants ?

Le PPA-CI dit prévoir un « congrès extraordinaire pour la désignation formelle » de Laurent Gbagbo comme candidat et annonce que la « priorité » du parti est « désormais accordée à l’élection présidentielle et aux autres échéances électorales de 2025 ». Il souhaite également obtenir « la réinscription du nom » de Laurent Gbagbo sur la liste électorale.

La condamnation prononcée en 2018 avait entraîné la déchéance des droits civiques et politiques de l’ex-président et donc sa radiation des listes électorales. Il n’avait pas pu voter aux dernières élections municipales et régionales en septembre, lors desquelles son parti n’avait pas réussi à s’imposer et dont il avait contesté les résultats.

De son côté, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), premier parti d’opposition, a élu en décembre un nouveau président, Tidjane Thiam. Ni lui, ni Alassane Ouattara ne se sont encore prononcés sur leur éventuelle candidature à la présidentielle.


la suite après cette publicité


(Avec AFP)

La Matinale.

Chaque matin, recevez les 10 informations clés de l’actualité africaine.

Image

Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.