Une partie du personnel de l’ambassade des États-Unis en Haïti a été évacué dans la nuit de samedi à dimanche.
L’ambassadeur allemand a, lui aussi, quitté Port-au-Prince.
La ville subit les violences de gangs depuis le début du mois.
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Haïti sombre dans le chaos
Alors qu’un calme temporaire était retombé sur Port-au-Prince samedi après plusieurs jours de violences, des diplomates américains, allemands et européens ont été évacués d’Haïti, a-t-on appris ce dimanche.
Dans la nuit de samedi à dimanche, une partie du personnel de l’ambassade des États-Unis en Haïti a quitté Port-au-Prince en hélicoptère, a annoncé Washington. Les équipes en charge de la sécurité du bâtiment ont été renforcées, et l’ambassade va restreindre ses activités, a indiqué le porte-parole du département d’État.
Le ministère allemand des Affaires étrangères a à son tour indiqué ce dimanche le départ de son ambassadeur, ajoutant que d’autres représentants de l’Union européenne ont, eux aussi, quitté Haïti, sans préciser de quels pays. Un porte-parole du ministère a précisé que l’ambassadeur d’Allemagne et son représentant permanent à Port-au-Prince travailleraient depuis la République dominicaine « jusqu’à nouvel ordre ».
Le Premier ministre toujours bloqué à Porto Rico
Samedi, le chef pour Haïti de l’Organisation internationale pour les migrations Philippe Branchat a qualifié Port-au-Prince de « ville en état de siège », alors que des bandes armées attaquent des sites stratégiques comme le palais présidentiel, des commissariats et des prisons depuis plus d’une semaine.
Ces gangs réclament la démission du Premier ministre Ariel Henry, qui était aux dernières nouvelles bloqué à Porto Rico après un déplacement au Kenya. Il a signé à Nairobi un accord pour permettre l’envoi de policiers kényans en Haïti, comme prévu par le Conseil de sécurité de l’ONU qui avait décidé il y a plusieurs mois d’une mission multinationale pour aider la police haïtienne.
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