En Haïti, après la démission du premier ministre, l’espoir ténu d’une accalmie

«Le gouvernement que je dirige ne peut rester insensible à cette situation. Comme je l’ai toujours dit, aucun sacrifice n’est trop grand pour notre patrie, Haïti.» Lundi soir, en marge d’une réunion d’urgence des membres de la Communauté des Caraïbes (Caricom) et de représentants de l’ONU, le dernier verrou politique a sauté en Haïti. Ariel Henry, premier ministre de facto et peu enclin à partager le pouvoir, a annoncé sa démission, cédant à la pression des partenaires régionaux du pays le plus pauvre des Amériques. L’annonce est loin d’être une surprise. Depuis des mois, une partie de la population réclame ce départ. Une revendication reprise par les gangs qui, surfant sur l’impopularité du premier ministre, font régner la terreur à Port-au-Prince. Et voilà plus d’une semaine que l’homme est bloqué à Porto Rico et empêché de rejoindre la capitale haïtienne, après un voyage diplomatique au Kenya qui avait pour but de garantir le déploiement d’une force internationale à l’ouest de l’île d’Hispaniola. Mais mardi, le Kenya a finalement annoncé suspendre l’envoi des policiers à la suite de «l’effondrement complet de l’ordre public et de la démission» d’Ariel Henry.

Notre éditorial: Haïti, un Etat damné entre responsabilités locales et fiasco de l’aide internationale

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