Que vous inspire le plan pour la mobilité, lancé par le gouvernement?
Il est dans la lignée de solutions qui existent déjà et n’introduit pas de changement majeur ou d’initiative audacieuse. Dans notre programme politique, nous demandions un schéma directeur de développement qui prend en compte la mobilité urbaine, les équipements nécessaires. Et des solutions à court, moyen et long terme.
Le projet d’un parking de dissuasion à la Brasca relié par un tunnel à l’entrée de Monaco vous semble-t-il intéressant?
Ce parking à la Brasca, nous en parlions déjà lors de mon premier mandat d’élue en 2003. À l’époque c’était impossible. Aujourd’hui le sujet est revenu sur la table… Nous aimerions un projet de desserte plus global reliant Nice à Vintimille, des projets structurants à long terme, qu’il faut commencer aujourd’hui pour l’avenir de nos enfants.
Monaco n’est pas pleinement souverain sur ces questions qui impliquent des accords avec la France…
J’ai échangé à Paris, avec le président Macron, sur ces sujets. J’ai également rencontré mes collègues élus à l’Assemblée nationale pour faciliter toute cette mise en œuvre au travers des normes administratives françaises qui sont absolument colossales. Ils se sont engagés à nous aider. Le président Macron doit venir d’ailleurs pour une visite d’État en Principauté, et c’est important d’initier un travail préliminaire avant ce moment très important où des projets pourraient être annoncés.
Sur le sol monégasque, l’espace commence à manquer. Où voyez-vous l’avenir du développement de Monaco?
Pour le moment, je vois encore un grand terrain, celui de l’Annonciade. Nous avons posé de nombreuses questions au gouvernement, il est en phase d’études de ce dossier, je n’ai pas plus d’informations. Ce sera une surface très importante pour l’avenir de Monaco, notre prochain grand enjeu aussi bien pour le logement des Monégasques que pour de futures activités commerciales et de services. C’est un terrain qu’il faudra maximiser, bien l’étudier et ne pas faire d’erreur.
Pour éviter les allers et retours comme sur le centre commercial de Fontvieille qui a cristallisé votre colère face au gouvernement l’automne dernier?
Nous avons appris sur le siège, en séance publique, que le projet n’était plus engagé tel que nous l’avions étudié, qu’il allait être redimensionné, réétudié. D’où notre agacement ce soir-là. Après discussions, nous avons admis que ce projet était peut-être un peu trop gros pour Monaco. Mais nous voulons absolument que soit conservé un cinéma de dernière génération, un drive, des surfaces commerciales importantes au bénéfice de tous. Ce centre commercial est vieillissant, plus du tout adapté à ce que nous pouvons connaître dans le pays voisin. Il faut des offres commerciales avec des boutiques dans l’ère du temps, des marques pour attirer la clientèle.
Tout ça en gardant le centre actif pendant les travaux?
C’est un défi, oui, car il est absolument impossible de fermer l’hypermarché. Mais Monaco est à la hauteur de ce genre de défi. Le gouvernement doit revenir vers nous au mois d’avril, avec un nouveau projet. Nous avons une séance de présentation pour faire valoir notre avis. Et valider que ce centre soit rénové tel que nous l’avons demandé depuis 2018 avec une offre digne de Monaco. Ce qu’on ne veut pas, c’est juste un coup de peinture!
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