Selon le service du porte-parole, le personnel « non essentiel » de l’ONU en Haïti va quitter le pays à partir de ce mercredi 13 mars 2024, a appris l’Agence France Presse (AFP). En cause ? La situation sécuritaire volatile.
L’ONU, qui compte actuellement quelque 1 500 employés dans le pays, dont plus de 250 employés internationaux, « ne quitte pas Haïti », a insisté le communiqué, précisant que le personnel en charge « des activités vitales » allait poursuivre son travail.
Une aide humanitaire de 20 millions d’euros au pays
Cette annonce intervient alors que l’Union européenne a annoncé, ce mercredi, avoir accordé une aide humanitaire de 20 millions d’euros au pays, en proie à la violence des gangs et en pleine crise politique après la démission de son Premier ministre.
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« Le niveau sans précédent de la violence des gangs augmente drastiquement les besoins humanitaires à travers le pays », a déclaré un porte-parole de la Commission Balazs Ujvari, rapporte l’AFP.
Répondre « aux besoins de la population »
Cette aide va permettre aux acteurs humanitaires présents sur le terrain de « répondre aux besoins les plus urgents de la population », a-t-il ajouté, soulignant qu’une partie de cette aide devait aussi permettre aux enfants haïtiens d’avoir accès à une éducation, alors que beaucoup d’écoles sont fermées en raison de la crise dans ce petit pays des Caraïbes.
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Sans président ni parlement – le dernier chef d’État, Jovenel Moïse, a été assassiné en 2021 – Haïti n’a connu aucune élection depuis 2016. Le Premier ministre Ariel Henry, nommé par Jovenel Moïse, aurait dû quitter ses fonctions début février. Les gangs ont pris le contrôle de pans entiers de ce pays de 11,6 millions d’habitants.
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