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Comme le rapporte Le Nouvelliste, « après plusieurs jours de tractations et de négociations, les différentes branches de l’Accord du 21-Décembre se sont finalement mises d’accord pour désigner l’ancien sénateur Louis Gérald Gilles » pour être leur représentant. La Caricom a donc, désormais le casting complet. Le conseil présidentiel de transition ne sera constitué que de six personnes, contre sept prévus au départ. Comme le rappelle Le Nouvelliste, le parti Pitit Dessalines s’est retiré du processus, car il insistait pour avoir trois représentants au sein de ce Conseil.
C’est le grand flou, avoue Le Nouvelliste. « Les acteurs qui ont désigné des noms au Conseil présidentiel de transition n’ont pas d’informations sur comment la Caricom va procéder pour rendre fonctionnel le Conseil présidentiel », explique le journal. Toutefois, selon Radio Télé Métronome, ce conseil devrait être en place d’ici à la fin de la semaine.
Des nouvelles d’Ariel Henry
Toujours dans les colonnes du Nouvelliste, l’ancien sénateur Sorel Jacinthe, membre de l’Accord du 21-Décembre, explique que son groupe est « tous les jours en contact avec le Premier ministre démissionnaire ». « Il est toujours à Porto Rico et il va bien », a-t-il dit au journal. En revanche, personne ne sait s’il compte rentrer en Haïti.
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Donald Trump au bord de la crise financière ?
Aux États-Unis, Donald Trump est en mauvaise posture. L’ancien président ne peut pas fournir à la justice new-yorkaise la garantie qu’il paiera le demi-milliard de dollars d’amende à laquelle il a été condamné pour fraudes financières au sein de son empire immobilier. Comme le raconte le New York Times, Donald Trump a sollicité 30 compagnies d’assurances pour obtenir l’argent que lui réclame la justice et pas une n’a accepté. Trouver une société qui fournisse une caution judiciaire aussi importante est « quasiment impossible », ont expliqué les avocats de Donald Trump, rapporte le Washington Post. « L’ancien président se vante d’avoir des milliards », écrit le New York Times. Mais sa richesse « provient en grande partie de la valeur de ses biens immobiliers, que les sociétés d’assurances acceptent rarement comme garantie », analyse encore le New York Times. D’après ses calculs, Donald Trump n’a en cash que 350 millions de dollars, « bien loin de ce dont il a besoin ».
L’ancien président, candidat à l’élection de novembre, a jusqu’au 25 mars pour réunir cette somme. Si la juge ne lui accorde pas un délai pour payer, l’État pourra saisir ses comptes en banque ou ses propriétés, à moins, explique le New York Times, qu’une « cour d’appel ne vienne à son secours ». Autres options pour le milliardaire, selon le quotidien : « vendre rapidement l’un de ses biens ou demander de l’aide à l’un de ses riches soutiens ». Ou bien encore « déclarer en faillite les sociétés concernées par cette décision de justice ». Un choix « politique risqué lors d’une course à la présidentielle », juge toutefois le journal qui ne croit pas trop à cette solution. En tout cas, quelle que soit l’option retenue, Donald Trump risque de se retrouver prochainement face à une crise financière, estime le quotidien.
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La présidente péruvienne Dina Boluarte soupçonnée d’enrichissement illicite
Tout est parti d’un reportage du site La Encerrona qui a publié des photos de Dina Boluarte portant des montres de la marque Rolex lors d’activités officielles, alors qu’elle était ministre en 2021 et 2022. Des montres qu’elle n’utilise plus depuis décembre 2022, soit depuis qu’elle est devenue présidente du Pérou, fait remarquer El Comercio.
Hier, le Parquet a ouvert une enquête préliminaire hier pour des soupçons d’« enrichissement illicite et non déclaration d’utilisation de montres Rolex ». Comme l’explique La Republica, on ne sait pas si Dina Boluarte a bien mentionné ces objets dans la déclaration de patrimoine qu’elle a dû remplir comme doit le faire tout fonctionnaire.
De son côté, Dina Boluarte a répondu à ces accusations lors d’une conférence de presse. « Je travaille depuis que j’ai 18 ans. Tout ce que je possède est le fruit de mon labeur et de mes efforts. On parle ici d’une vieille montre que je porte très rarement. » Une réponse que remettent en cause certains médias.
La Republica donne ainsi la parole à un expert qui estime que la montre de Dina Boluarte n’est absolument pas un vieux modèle. David Sun, représentant de Péru Watches, explique également que lorsque l’on achète une telle montre, un « bijou » dit-il, on reçoit forcément une facture. C’est cette preuve que la présidente péruvienne va devoir désormais fournir à la justice.
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