Burn-in OLED, l’espoir d’une solution avec une nouvelle LED bleue ?

Nous assistons en ce moment même à une déferlante d’écrans OLED. Il faut dire que la démocratisation de la technologie était attendue depuis bien longtemps et nombreux ont déjà été ceux à franchir le pas.. Néanmoins, ses avantages indéniables peinent encore à convaincre l’autre public que le risque de marquage toujours avéré rebute. Certes, les fabricants essayent de motiver les troupes d’acheteurs en leur faisant miroiter une garantie de 3 ans spécialement pour leurs écrans OLED, mais ce n’est certainement pas ça qui éliminera le sentiment d’acheter un consommable que certains peuvent avoir. Enfin, les artifices déployés pour « mitiger » le burn-in ne sont pas non plus du gout de tout le monde. Bref, l’ombre du marquage reste un frein à l’adoption.

Heureusement, la démocratisation devrait aussi avoir l’avantage de motiver les travaux de recherches pour améliorer encore la technologie. Justement, l’Université de Cambridge a publié une trouvaille qui pourrait bien un jour reléguer le burn-in au rang de mauvais souvenir, ou à défaut atténuer au maximum le risque et donner à la dalle OLED une espérance de vie supérieure à la durée de possession typique d’un écran. Il faut rappeler que le marquage est dû essentiellement à l’instabilité et l’inefficacité de la diode bleue de l’OLED – LED bleue dont l’élaboration a été historiquement bien plus difficile que l’équivalent rouge et vert. Pour l’anecdote, Samsung utilise uniquement des LED bleues avec ses dalles QD-OLED et elles sont complétées d’un film Quantum Dots pour les couleurs. Est-ce pour cette raison que les écrans Samsung semblent davantage souffrir de burn-in que les dalles WOLED de LG, à base de LED blanches ? Et alors, qu’elle serait la solution « miracle » ?

Les écrans OLED offrent une excellente qualité d’image et sont très prisés. Toutefois, les téléviseurs OLED ne durent pas aussi longtemps que les autres écrans. Les pixels qui émettent de la lumière bleue sont essentiels pour un affichage pratique, mais c’est aussi là que se situent les problèmes.

Nous présentons ici une conception moléculaire dans laquelle les émetteurs bleus à bande étroite sont encapsulés de manière covalente par des bandes d’alkylène isolantes. […] Les diodes électroluminescentes organiques dotées de simples couches émissives composées d’hôtes de fluorescence retardée thermiquement activés vierges dopés avec des émetteurs terminaux encapsulés

Avec cette nouvelle molécule, nous avons créé un canal pour développer des OLED plus efficaces qui réduiront la consommation d’énergie de nos appareils à l’ère de l’information. À l’heure où nous nous efforçons tous d’atteindre des objectifs de consommation nette zéro, cela pourrait avoir un impact significatif tant pour les fabricants que pour les consommateurs.

Cette recherche contribuera à la prochaine génération d’OLED bleues qui atteindront simultanément une efficacité, une luminosité, une stabilité et une pureté de couleur élevées.

Grosso modo, un matériau isolant a été appliqué sur la diode de lumière bleue pour réduire l’instabilité de la lumière bleue et mieux protéger l’écran contre les problèmes de burn-in. Pour couronner le tout, ce nouveau design permettrait aussi de se passer de simplifier la structure d’un écran OLED et donc de réduire les couts de fabrication (et quel fabricant serait opposé à cette idée ?), et il serait également bien plus efficace sur le plan énergétique. Autrement dit, l’OLED presque parfait ? Présenté ainsi, oui. Mais il faut garder à l’esprit que ça n’en est encore qu’à la phase de recherche en labo. Il faudra évidemment évaluer l’efficacité de la solution en situation réelle et, en cas de résultats concluants, l’adapter à la production industrielle. Autrement dit, d’ici à ce que la technologie soit appliquée en pratique, il peut se passer encore des années… Mais c’est un début et une lueur d’espoir pour un OLED plus durable ! (Source : Tom’s)

Matt

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