à Haïti, «la police agit alors que politiciens attendent»

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Face à la progression des gangs à Port-au-Prince « la police agit alors que politiciens attendent ». C’est le titre de l’éditorial du Nouvelliste. Le journal souligne que la police haïtienne a « multiplié les actions contre les gangs depuis une semaine dans la région métropolitaine ». Que ce soit à Laboule, Pétion-Ville ou pour défendre la Banque Centrale, les agents de la PNH ont affronté les bandits avec succès. Côté politique, les choses avancent aussi, mais lentement. Les politiciens attendent que les propositions des représentants au Conseil présidentiel de transition soient validées par la Caricom. Comme le souligne Le Nouvelliste, si les Haïtiens ont fait leur choix, c’est « la communauté internationale qui a le dernier mot de la validation ».  Donc, alors que la police agit, « les politiciens attendent qu’on leur prenne la main », résume Le Nouvelliste.

Mort d’un chef de gang

C’est à la Une de la presse haïtienne. Le puissant chef de gang de Delmas 95, Ti Greg, qui a pu s’évader récemment de la prison civile de Port-au-Prince a été abattu par la police. Ti Greg a été proche du parti PHTK de l’ancien président Jovenel Moïse, précise Gazette Haïti. Selon le journal, il est responsable de l’assassinat de plusieurs manifestants anti-Moïse.

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Agression d’une militante Argentine  

En Argentine, c’est l’émotion après l’agression brutale d’une militante d’une association de victimes de la dictature. « Je croyais qu’ils allaient me tuer ». Ce témoignage est à la Une de Pagina12, un extrait de l’interview que le journal a réalisé avec la jeune femme, fille d’un ancien détenu sous la dictature. La militante qui fait partie de l’association HIJOS raconte le calvaire qu’elle a subi. En rentrant chez elle après le travail, deux hommes se sont introduits dans son appartement. Ils l’ont attachée, frappée, abusée sexuellement et menacée de mort. « Nous sommes venus pour te tuer, on a été paiyé pour cela » lui ont-ils lancé, avant de peindre sur les murs les lettres VVLC pour « Viva la Libertad Carajo ! », (« Vive la liberté, bordel »), un des slogans fétiches du président Javier Milei. L’agression s’est produite début mars, mais pour des questions de sécurité, l’association HIJOS l’a révélé seulement hier jeudi. À trois jours d’une grande marche du souvenir des victimes de la dictature, cet acte brutal est considéré comme une tentative d’intimidation par la gauche argentine. La victime dont l’identité n’a pas été dévoilée accuse d’ailleurs le gouvernement du président Milei qui selon elle provoque la terreur et la cruauté. « Je veux que la justice identifie ceux qui m’ont fait ça, mais aussi qu’elle trouve l’appareil qui est derrière tout ça », a déclaré la jeune femme au journal Pagina12.

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Le Mexique offre 110 dollars aux Vénézuéliens expulsés dans leur pays  

C’est qu’a annoncé le gouvernement mexicain. Selon El Universal, il s’agit d’un accord conclu avec le Venezuela. Chaque ressortissant vénézuélien qui sera renvoyé dans son pays obtiendra 110 dollars pendant six mois. Certains pourraient être embauchés par les entreprises mexicaines implantées au Venezuela. « Nous ne pouvons pas faire face au nombre de migrants vénézuéliens, c’est pour cela nous les renvoyons dans leur pays », a expliqué la ministre mexicaine des Affaires étrangères, des propos repris dans El Universal.

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