Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 33 000 personnes ont fui la ville et ses banlieues depuis deux semaines pour se mettre à l’abri des violences des gangs. Port-au-Prince s’était réveillée vendredi avec des cadavres calcinés dans ses rues, après des attaques d’hommes armés et une opération policière qui a conduit à la mort d’un chef de gang, Ernst Julmé alias « Ti Grèg ».
Une situation humanitaire au bord du gouffre
L’ONU est très inquiète de la crise humanitaire qui frappe le pays le plus pauvre des Caraïbes : environ cinq millions de personnes, soit près de la moitié de la population, font face à des niveaux élevés « d’insécurité alimentaire aiguë ». « Une personne sur deux a désormais faim. La montée de la faim alimente la crise sécuritaire qui ravage le pays. Nous avons besoin de mesures urgentes maintenant », avait alerté vendredi Jean-Martin Bauer, directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) en Haïti.
Haïti, déjà victime d’une très grave crise politique et sécuritaire, est en proie à un regain de violences depuis début mars, lorsque plusieurs gangs ont uni leurs forces pour attaquer des lieux stratégiques de Port-au-Prince, disant vouloir renverser le Premier ministre Ariel Henry. Très contesté, ce dernier n’a pas pu regagner son pays après un déplacement au Kenya. Selon des sources concordantes, il se trouve désormais en Californie, après avoir quitté Porto Rico, territoire américain.
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