Les Sénégalais et Sénégalaises ont commencé à voter dimanche pour élire leur cinquième président lors d’un scrutin à l’issue imprévisible, qui tranchera entre continuité et changement peut-être radical, après des mois d’agitation et de crise politique.
Quelque 7,3 millions d’électeurs et d’électrices sont appelés à choisir, dans environ 16’000 bureaux de vote à travers le pays et à l’étranger, entre le candidat du pouvoir Amadou Ba et 16 concurrents, parmi lesquels une femme ainsi que l’antisystème Bassirou Diomaye Faye.
Les bureaux sont ouverts jusqu’à 18h (locales et GMT). De premiers résultats provisoires officieux pourraient être publiés dans la nuit de dimanche à lundi. Les urnes et les bulletins portent toujours l’inscription « élection présidentielle du 25 février », date initialement prévue pour le scrutin et dont le report de dernière minute a déclenché une grave crise politique.
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Deux favoris
Amadou Ba, 62 ans, Premier ministre il y a encore quelques semaines du président sortant Macky Sall qui l’a désigné comme son dauphin, et Bassirou Diomaye Faye, 43 ans, le « candidat du changement de système » et d’un « panafricanisme de gauche », sont donnés favoris. Le premier maintiendrait le pays sur sa trajectoire. La victoire du second pourrait annoncer une véritable remise en cause systémique.
Ils affirment tous deux pouvoir l’emporter dès dimanche sans passer par un second tour, qui paraît probable mais dont la date n’est pas fixée. L’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, 68 ans, est cité comme outsider. Le président sortant, aux commandes depuis 12 ans et largement reconduit en 2019, ne se représente.
Un scrutin suivi avec attention
Le scrutin est suivi avec attention, le Sénégal étant considéré comme l’un des pays les plus stables d’une Afrique de l’ouest secouée par les putschs. Dakar maintient des relations fortes avec l’Occident tandis que la Russie renforce ses positions alentour.
La société civile, l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union européenne déploient des centaines d’observateurs.
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afp/lia
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