décryptage de la victoire de Bassirou Diomaye Faye

Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye a prononcé ses premiers mots en tant que futur président du pays, le 25 mars 2024, au lendemain du premier tour du scrutin. Comment expliquer le succès massif du candidat issu d’une formulation politique dissoute par les autorités et qui était encore en prison il y a quelques jours ? Décryptage avec l’édition spéciale de RFI du 26 mars 2024.

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C’est un coup de téléphone qui restera dans l’histoire du Sénégal : moins de 24 heures après la fermeture des bureaux de vote pour le premier tour de la présidentielle du 24 mars 2024, Amadou Ba, ex-Premier ministre et candidat de la majorité, a appelé l’opposant Bassirou Diomaye Faye pour reconnaître sa défaite, comme l’avait fait en 2012 l’ex-chef de l’État Abdoulaye Wade avec le jeune président d’alors, Macky Sall.

Bassirou Diomaye Faye, 44 ans, bras droit de l’opposant Ousmane Sonko depuis 10 ans, va ainsi accéder aux plus hautes fonctions de l’État.

Si toutefois Bassirou cherche à dévier un peu de notre trajectoire, on va lui tirer les oreilles !

Présidentielle au Sénégal: pour les partisans de Bassirou Diomaye Faye, il va changer le pays

Charlotte Idrac

C’est une page d’histoire qui s’écrit, une nouvelle alternance démocratique pacifique, une promesse de rupture aussi sur laquelle revient RFI dans son édition spéciale.

Avec les participations de :

Fatou Diagne Senghor, défenseuse des droits humains, directrice du centre de réflexions Afrikajom Center

Christopher Fomunyoh, Directeur Afrique du NDI, un centre de réflexions basé à Washington

Seydi Gassama, directeur de l’ONG Amnesty Sénégal

Francis Kpatindé, journaliste et enseignant à Sciences Po Paris

Valdiodio Ndiaye, expert électoral, ancien Secrétaire général du Collectif des organisations de la société civile pour les élections

Léa-Lisa Westerhoff, correspondante de RFI à Dakar

– Frédéric Couteau, auteur des revues de presse Afrique et France sur RFI

Une édition spéciale diffusée de 7h10 à 8h TU ce mardi et présentée par Nathalie Amar, coordonnée par Carine Frenk, Céline Pellarin et Léa-Lisa Westerhoff, et réalisée par Didier Cheyrouze.

Je ressens du soulagement et de la fierté. Le soulagement, parce qu’on est passé pas loin de la correctionnelle et nous avons évité un report qui aurait été un grand préjudice pour notre démocratie. Nous y avons échappé. En même temps, la fierté de voir ce peuple si mature qui est allé tranquillement au bureau de vote et revenir chez lui. Et finalement, c’est un peuple qui sait ce qu’il veut. Et vraiment, c’est formidable. Je pense que c’est une leçon de démocratie qu’il donne à toute l’Afrique. Tout mon souhait, c’est que ce qui vient de se passer au Sénégal puisse faire tache d’huile en Afrique. […] C’est par la démocratie qu’on accédera au développement, pas par des régimes autoritaires.

Babacar Guèye, professeur de droit constitutionnel à l’Ucad et membre d’Aar sunu élection, collectif qui a défendu la tenue de la présidentielle avant le 2 avril

Carine Frenk

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