“Les gangs repartent à l’offensive”, alerte, ce jeudi 14 mars, le quotidien haïtien Le Nouvelliste. Moins de quarante-huit heures après l’annonce de la démission du Premier ministre par intérim, Ariel Henry, des tirs ont de nouveau résonné dans les rues de Port-au-Prince, la capitale haïtienne. À l’origine de ces attaques un homme : Jimmy Chérizier. Dans une interview accordée à la radio colombienne W Radio le 13 mars, celui qui se fait surnommer “Barbecue” – parce qu’il brûle ses ennemis – s’oppose à une aide internationale et réclame une “nouvelle indépendance”.
“Notre combat n’était pas seulement pour la démission d’Ariel Henry, mais aussi pour qu’Haïti parvienne à une nouvelle indépendance”, a-t-il ainsi déclaré. Âgé de 47 ans, Jimmy Chérizier est à la tête de l’un des gangs les plus puissants du pays : la famille G9.
Bras armé de Jovenel Moïse
Selon le média d’investigation Insight Crime, dans un portrait traduit par Courrier international en 2021, Jimmy Chérizier n’a pas toujours été une figure de l’opposition. Sous la présidence de Jovenel Moïse, il a même participé à la répression de toute dissidence politique. Le parti au pouvoir lui fournissait des armes et finançait largement son gang.
Mais en 2021, la situation bascule après l’assassinat du président Jovenel Moïse. Le nouveau ministre par intérim Ariel Henry réduit de 30 % les sommes versées à la famille G9. Depuis, c’est un véritable bras de fer qui oppose les deux hommes, aux dépens de la population haïtienne. Jimmy Chérizier multiplie les attaques sur l’île et le nombre d’homicide explose. En 2023, selon l’ONU, 5 000 personnes ont été tuées en Haïti.
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