Ophélie Meunier revient sur les menaces de mort dont elle a été victime

Plutôt discrète sur le sujet jusqu’alors, la journaliste Ophélie Meunier est revenue sur les menaces de mort dont elle a fait l’objet après la diffusion d’un reportage consacré à l’islam radical en janvier dernier. Une situation qu’elle a qualifiée d’«étrange, particulière» et qu’elle laisse «derrière elle».

Aller de l’avant. Dans une interview accordée au magazine Elle dévoilée hier, la journaliste Ophélie Meunier s’est confiée comme jamais sur les menaces de morts dont elle a été victime à la suite d’un reportage intitulé «Zone Interdite : face aux dangers de l’islam radical, les réponses de l’Etat», diffusé par M6 le 23 janvier dernier. Un reportage qui vaut à la trentenaire de vivre sous protection après avoir reçu de violentes menaces. Un épisode sur lequel elle revenue bien qu’elle préfère «aller de l’avant». 

«Ça a été une expérience étrange, particulière. Au final, tout va bien», a ainsi confié la journaliste, qui a surtout tenu à souligner avoir fait son travail. «Ce que je voudrais dire, c’est qu’à toutes les étapes de cette histoire, que ce soit avant, pendant, au plus chaud de l’affaire, ou aujourd’hui, alors que tout ça est derrière moi, en présentant ce reportage, je suis convaincue d’avoir fait mon travail», note-t-elle d’emblée. Et de préciser : «Je ne me suis jamais dit : j’ai déconné. Ce qui s’est passé est la preuve que le journalisme touche à des sujets sensibles et que nous avons plus que jamais besoin de les explorer».

La profession avait dans son ensemble soutenue Ophélie Meunier, en condamnant les attaques à son égard. De nombreux soutiens reçus «publiquement ou en privé» qui ont touché Ophélie Meunier, qui poursuit : «Je le savais déjà, mais j’ai pris conscience plus encore que c’est arrivé à d’autres avant moi et que ça se reproduira». 

Regarder devant

Interrogée sur le sentiment de peur provoqué par ces menaces, Ophélie Meunier a expliqué avoir géré la situation au fur et à mesure en ayant été bien entourée. «Disons que tout était nouveau, je suis passée par des états où il a fallu que j’apprenne en avançant. Apprendre à digérer la violence des insultes et des menaces…J’ai été accompagnée, entourée, protégée, ce qui m’a aidé à traverser cette période le mieux possible». 

Un épisode qu’elle met en perspective, relativisant par ailleurs ce qu’elle a vécu alors même que le procès des attentats du Bataclan se déroule en ce moment, rappelle-t-elle. «Aujourd’hui ça va je n’ai aucune séquelle de tout ça. On a beaucoup communiqué avec ma famille (…). Honnêtement personne n’a envie de vivre ça et je ne le souhaite à personne mais il y a bien plus grave, il faut continuer à aller de l’avant. Y compris sur ces sujets», poursuit la trentenaire qui confirme avoir porté plainte et engage ceux qui se trouvent dans la même situation à faire de même, assurant que «certains auteurs des menaces» ont été retrouvés. 

Pour mémoire, ce reportage consacré à l’islam radical avait conduit l’équipe de Zone Interdite à filmer à Roubaix ou encore Marseille plusieurs lieux prônant un islam fondamentaliste (école hors contrat, édifice religieux, boutique pour enfant). Le reportage avait provoqué de vives réactions, certaines l’accusant d’être alarmiste, d’autres d’être révélateur. 

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