Autrice, compositrice, interprète et sitariste indienne, Anoushka Shankar est une véritable référence dans son domaine. Fille du grand joueur de sitar Ravi Shankar et demi-sœur de la célèbre chanteuse Norah Jones, l’artiste a su trouver sa place dans une famille remplie de grands noms de la musique. Pour la première fois, elle se produira sur la scène de l’Opéra Garnier de Monte-Carlo le 19 avril, à l’occasion de sa tournée européenne.
1. Elle considère le sitar comme sa première langue
« Musicalement parlant, le sitar est définitivement ma langue maternelle. Quand j’ai besoin de m’exprimer, c’est pour moi la manière la plus simple et la plus spontanée de le faire. » C’est à l’âge de neuf ans et aux côtés de son père que l’artiste apprend les bases de cet instrument classique de l’Inde du Nord. « J’adorais le sitar d’un point de vue d’auditrice, mais j’ai toujours été un peu intimidée à l’idée d’en jouer, surtout à cause du niveau et de la notoriété de mon père. Au fur et à mesure de mon apprentissage, j’ai compris que mon lien avec la musique était plus fort quand je jouais. Je suis lentement tombée amoureuse de cet instrument, jusqu’à ce que j’arrive à un moment où je ne pouvais m’imaginer faire autre chose. »
2. Elle a marqué l’histoire des Grammy Awards
En 2003, à 21 ans, Anoushka Shankar devient l’artiste la plus jeune nommée dans la catégorie musique internationale de l’histoire des Grammy Awards.
« À l’époque, j’étais en vacances au Brésil. Je me souviens que j’attendais un appel de ma famille le jour où la liste des nommés était rendue publique. Ma sœur avait eu beaucoup de succès grâce à son album, et j’espérais qu’elle reçoive des nominations. J’ai hurlé de joie quand j’ai appris qu’elle était nommée à cinq reprises, et je suis tombée des nues quand j’ai appris que j’étais, moi aussi, nommée. J’ai pété les plombs, je ne m’y attendais pas du tout! »
3. Elle est engagée pour de nombreuses causes
« Être artiste est un acte de militantisme. »
Engagée pour de nombreuses causes, le sort des réfugiés, les droits des femmes, la cause animale, Anoushka Shankar a signé, en octobre dernier, une lettre ouverte adressée à Joe Biden, demandant un cessez-le-feu à Gaza. « Nous avons tous un impact sur le monde. Il suffit de choisir quel impact on veut avoir, et dans quel domaine on a la possibilité de faire la différence. Mais à notre échelle, nous pouvons tous faire quelque chose. »
Vendredi 19 avril, à 20h. Opéra Garnier Monte-Carlo. Tarifs: à partir de 90 euros.
« J’ai beaucoup d’affection pour le public français »
« Je suis impatiente, c’est toujours fabuleux d’être en tournée et de découvrir le monde. J’ai un peu découvert la région au fil de mes concerts, et j’en garde toujours de très bons souvenirs. Je suis passée par Cannes, Nice, Antibes et même Marseille. J’ai beaucoup d’affection pour le public français, parce que mon père avait un lien particulier avec la France. (…) C’est vraiment très épanouissant et gratifiant pour moi de venir jouer ici. »
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