La télévision publique nigérienne (RTN) a été conviée le 10 avril à assister à l’atterrissage en pleine nuit du Iliouchine-76, un gros-porteur venu débarquer du matériel militaire de défense aérienne, ainsi que 100 instructeurs russes d’Afrika Korps. En réalité, souligne le magazine Jeune Afrique, il s’agit surtout de mercenaires, Afrika Korps étant le successeur du groupe Wagner et contrôlé par les renseignements militaires russes.
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« Nous sommes ici pour former l’armée du Niger en utilisant le matériel militaire arrivé ici, et pour pour développer la coopération militaire entre la Russie et le Niger » déclare un de ces « instructeurs » à la RTN, masqué jusqu’aux yeux.
En décembre 2023, rappelle le site Actu Niger, une délégation russe était venue à Niamey avec à sa tête le vice-ministre russe de la Défense. Visite qui s’était soldée par la signature d’un accord de coopération dans le domaine de la défense. Le site d’info nigérien liste toutes les étapes de cette « lune de miel« , écrit-il, entre les deux pays depuis le coup d’Etat au Niger le 26 juillet dernier par la junte militaire.
Il y a eu la visite du Premier ministre nigérien à Moscou mi-janvier pour développer également « les liens commerciaux et économiques« , ou encore l’échange téléphonique entre Abdourahmane Tiani, le chef de l’agente militaire, et Vladimir Poutine fin mars. L’appel portait notamment sur des actions en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme.
Or ce rapprochement du Niger avec la Russie se fait au détriment des Etats-Unis. Mi-mars, rappelle Jeune Afrique, le Niger choisissait de dénoncer avec effet immédiat l’accord de coopération militaire avec les Etats-Unis. De quoi remettre en cause la présence du millier de soldats américains dans le pays. Sur ce sujet, le Niger emboîte le pas du Burkina Faso et du Mali qui se tournent vers de nouveaux partenaires dont la Russie. Les trois pays se sont d’ailleurs regroupés au sein de l’Alliance des Etats du Sahel avec pour objectif de créer une fédération.
Et comme ses alliés, le Niger compte beaucoup sur la rue qui apparaît, selon Jeune Afrique, comme « le clou ultime dans le cercueil de la coopération militaire avec les Etats-Unis ». Encore ce week-end, des milliers de manifestants ont battu le pavé, raconte le site Actu Niger, avec des slogans et des pancartes invitant les Américains à quitter le pays.
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« Il y a comme un air de déjà-vu », écrit le journal Le Pays, qui rappelle qu’il y a quelques mois, les manifestants exigeaient le départ des soldats français. Paris a fini par plier bagage fin 2023. Aujourd’hui, conclut le journal, « c’est au tour des Américains d’être poussés vers la sortie ».
Les militaires américains sont stationnés dans « une base de drones isolée dans le désert du Niger », explique le New York Times. Sauf que les Etats-Unis ont suspendu leur coopération militaire avec l’armée nigérienne l’été dernier lorsque la junte a pris le pouvoir. Depuis, les drones restent au sol et les troupes sont inactives. Le Niger accentue donc la pression sur les Etats-Unis qui affirment, rappelle Jeune Afrique, n’avoir reçu « aucun ordre officiel de départ« , Washington espérant toujours des discussions diplomatiques apaisées.
En Géorgie, l’ombre de la Russie plane sur une bagarre en pleine séance parlementaire
L’incident a eu lieu alors que Mamouka Mdinaradze, le chef du groupe parlementaire du parti au pouvoir, le parti conservateur « Rêve géorgien », était en train de s’exprimer devant les députés.
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Sur les images diffusées en direct et relayées par The Guardian, on voit Aleko Elisashvili, patron de l’opposition, foncer sur le député et lui asséner un coup de poing droit dans la tempe, ce qui dégénère en bagarre générale à main nue en plein Parlement avant que l’image ne soit très rapidement coupée.
Le chef de la majorité était en train de défendre un texte pour catégoriser les médias, les ONG et certains groupes de réflexion comme « agents de l’étranger » à partir du moment où ils reçoivent des financements de l’étranger. Ça ne vous rappelle rien ? Et oui, le texte rappelle étrangement une loi russe. L’opposition géorgienne craint donc une censure de toute critique du pouvoir.
CNN raconte que plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment du Parlement ce lundi soir. Or, rappelle le site de la chaîne américaine, le texte ne sort pas de nulle part : Il avait déjà été proposé début 2023 et provoqué de grandes manifestations, au point que le pouvoir avait fini par le retirer. L e revoici donc de manière assez inattendue selon le site Politico.
Le gouvernement défend un texte « nécessaire pour empêcher les ingérences étrangères« . Mais ce n’est pas du goût de Bruxelles qui a accordé il y a quelques mois à la Géorgie le statut officiel de candidat à l’Union européenne. Politico rappelle d’ailleurs que la Commission considère ce projet de loi comme étant « incompatible avec les valeurs de l’UE« .
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