Les Français d’outre-mer commencent à voter ce samedi

Qui seront les prochains députés​ ultramarins à se faire entendre à l’Assemblée nationale ? Les Français d’outre-mer sont invités ce samedi, un jour avant ceux de l’Hexagone, à faire leur choix dans les urnes pour le premier tour des élections législatives. Les électeurs de Saint-Pierre-et-Miquelon ont été les premiers, ce samedi à 8 heures heure locales – midi à Paris – à commencer à voter.

Le petit archipel de l’Atlantique nord, face au Canada, est proportionnellement le mieux représenté à l’Assemblée nationale, avec un siège de député pour ses quelque 6.000 habitants.

Silence, on vote, à nouveau. Après la clôture de la campagne vendredi à minuit, plus de 48 millions de Français sont à nouveau appelés aux urnes ce week-end et le suivant pour élire leurs députés. Un scrutin pour lequel Emmanuel Macron vise une majorité face à une gauche unie aux ambitions retrouvées, six semaines après sa réélection à l’Elysée. Près de 6.300 candidats briguent les 577 sièges, soit 20 % de moins qu’en 2017, du fait notamment de l’accord à gauche.

La Polynésie a déjà voté

Après Saint-Pierre-et-Miquelon, les bureaux ouvrent aussi samedi en Guyane (13 heures à Paris), puis une heure après en Martinique, en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. En Guadeloupe, la macronie guettera le score de la sortante Justine Benin, secrétaire d’Etat à la Mer, alors qu’Emmanuel Macron n’a obtenu que 30 % des voix dans l’île au second tour de la présidentielle.

Dans le Pacifique, les électeurs de Nouvelle-Calédonie et de Wallis et Futuna votent dimanche, c’est-à-dire à partir de samedi 22 heures à l’heure de Paris. Enfin, on votera dimanche à La Réunion, comme à Mayotte, où le décalage horaire avec la métropole est moindre.

En Polynésie française et dans les onze circonscriptions des Français de l’étranger, le premier tour a déjà eu lieu les 4 et 5 juin. Il a débouché sur l’élimination fracassante de l’ancien Premier ministre Manuel Valls et l’émergence de dix duels qui opposeront la majorité présidentielle à la coalition de gauche, la Nupes (Nouvelle union populaire et écologique), au second tour. Pour ces derniers, le vote sur Internet pour le second tour commence également ce samedi.

Le spectre de l’abstention

Aux Antilles comme en Guyane, les urnes risquent d’être largement boudées par les électeurs, dans ce scrutin qui mobilise assez peu. En 2017, l’abstention avait atteint 68,7 % en Martinique, frôlait les 70 % en Guadeloupe et 64,9 % en Guyane.

Si le scrutin est différent, les trois candidats arrivés en tête à la présidentielle refont le match aux législatives, avec le vainqueur Emmanuel Macron qui affronte indirectement la finaliste RN Marine Le Pen et l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième le 24 avril.

Alors que le duel Macron-Le Pen avait rythmé la présidentielle, la rivalité s’est cette fois installée entre le camp du chef de l’Etat et l’alliance de la gauche formée autour de Jean-Luc Mélenchon (LFI-PS-EELV-PCF), que les sondages donnent au coude-à-coude, avec l’abstention en arbitre. Elle pourrait atteindre, au bout d’une campagne passée largement sous les radars, de nouveaux records, entre 52 et 56 %, au-delà des 51,3 % du 11 juin 2017.

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