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Le fait semble admis : tout va trop vite, l’humanité fonce dans le mur. Pas si sûr, répond le philosophe Christophe Bouton dans une synthèse lumineuse.

© JOSSE / LEEMAGE VIA AFP

Par François-Guillaume Lorrain
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La messe semble dite. Le monde va plus vite, il serait absurde de le contester. Robespierre fut un de ces accélérateurs en chef : « C’est à vous qu’est spécialement imposé le devoir d’accélérer la révolution. » Devant cet emballement, l’ensorceleur Chateaubriand dut s’avouer lui-même vaincu : « Les événements couraient plus vite que ma plume. » Nietzsche parla d’« accélération meurtrière ». En 1948, Daniel Halévy en fit un essai. D’éminents sociologues, comme Hartmut Rosa, ont érigé l’accélération en « catégorie » principale de notre modernité jusqu’à décréter la fin de la politique, déphasée, dépassée, car forcément trop lente au regard du rythme frénétique de l’économie et de la technologie.
Non, la messe n’est pas dite. C’est la position du philosophe Christophe Bouton, qui publie au…
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