Poussés hors du Niger, les États-Unis veulent redéfinir leur politique africaine

Le retrait imposé aux troupes américaines présentes sur le sol nigérien par la junte au pouvoir continue à interroger l’administration Biden sur l’efficacité de sa politique africaine, analyse la presse internationale. Le 19 avril, un mois après la dénonciation par Niamey de l’accord de coopération militaire avec les États-Unis, l’administration Biden a entériné le retrait des forces américaines du Niger.

Washington dispose officiellement de quelque 1 100 militaires répartis sur deux bases au Niger, l’une située près de Niamey et l’autre plus au nord, à Agadez. Et leur sort “reste incertain, rapporte The Conversation. Ces bases nigériennes sont partie intégrante du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), créé par le ministère de la Défense des États-Unis en 2007 et qui coordonne toutes les activités militaires et sécuritaires sur le continent.

Poussée russe en parallèle

Une inquiétude américaine d’autant plus vive que cette demande unilatérale de retrait coïncide, rappelle Politico EU, avec une poussée de la présence russe sur le continent : des pays comme le Tchad, la République centrafricaine, le Mali et la Libye ont fait appel à Moscou pour une assistance en matière de sécurité. Des combattants paramilitaires russes sont déjà présents au Niger, déplore ainsi auprès du site d’actualité un responsable américain qui a requis l’anonymat.

Une information confirmée par The Conversation, qui indique que du personnel militaire russe est arrivé au Niger en avril 2024 pour former les forces locales. Ils ont livré du matériel militaire et prévoient de construire un système de déf

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