« Si j’ai survécu, c’est grâce à lui »
Même si on peut lire un soulagement sur le visage de Michel et de Jean, leur enfance reste marquée par la violence.
En décembre 2016, leur village de Musengezi, situé à la périphérie de Moba, au sud du Tanganyika; est attaqué par un groupe armé. Michel et son frère fuient sans leurs parents. Ils avaient alors huit ans. Avec leur tante, ils embarquent sur un bateau pour Kalemie, où ils s’installent et se débrouillent pour survivre. Les deux garçons apprendront plus tard que leurs parents ont été tués.
« Nous avons dû commencer à vivre en sachant que nous ne reverrons plus nos parents », confie Michel.
« On ne mangeait qu’une fois par jour, le soir, quand notre tante revenait de son travail. »
En 2018, le jeune garçon rend visite à sa tante hospitalisée. Il lui apporte de la nourriture. « Je suis tombé en essayant de franchir des rails de chemin de fer. Un train arrivait. Je n’ai pas eu le temps de me relever. J’ai perdu une partie de ma jambe droite au niveau du tibia et quatre orteils de mon pied gauche », raconte-t-il.
Son frère Jean rajoute que leur tante décède deux jours plus tard d’une crise cardiaque en apprenant ce qu’il est arrivé à son neveu. Les deux frères avaient dix ans.
Michel parle de Jean avec reconnaissance : « On n’avait plus personne, mon frère veillait sur moi. Il devait trouver de quoi manger et s’occuper de ma santé. Si j’ai survécu, c’est grâce à lui. »
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