Niger : Boko Haram change de méthode dans la région du lac Tchad

Le camp de Kabelawa, à deux heures de Diffa, vers le nord-est, accueille 2 500 déplacés nigériens évacués des îles du lac Tchad

Le département de Fouli, situé dans une région où les attaques du groupe terroriste Boko Haram sont devenues récurrentes, est confronté à une situation alarmante. Les enlèvements contre rançons sont de plus en plus fréquents, ce qui pousse la population à fuir. Selon RFI, Boko Haram a changé de méthode dans la région du lac Tchad.

Selon l’administration, les ONG et les journalistes opérant dans la région du Lac au Tchad, le groupe djihadiste Boko Haram a modifié son mode opératoire depuis environ six mois. Il n’y a plus eu d’attaques de grande envergure dans la région depuis des mois, et les membres de Boko Haram opèrent désormais de nuit et en petits groupes de six à huit combattants, en évitant l’armée tchadienne, a rapporté Radio France internationale (RFI).

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« Boko Haram a changé ses méthodes d’action. Il a commencé à enlever les personnels de l’État ou des ONG pour les échanger contre des rançons », pointe RFI rapportant les propos du préfet du département de Fouli, Adoum Mahamat Mbomi. Mais ce ne sont pas les seules cibles des djihadistes de Boko Haram, poursuit le préfet de Fouli. « Des jeunes garçons et des jeunes filles aussi. Parfois, ils s’échappent de Boko Haram. D’autres sont échangés contre rançons, et il y en a qui sont gardés comme combattants. » Et certaines parmi ces filles sont forcées d’épouser les djihadistes.

D’après RFI, la région du lac au Tchad connaît une insécurité grandissante depuis environ six mois, suite à un changement de stratégie de la part du groupe jihadiste Boko Haram. Ce dernier évite désormais les attaques de grande envergure et opère de nuit en petits groupes de six à huit combattants pour éviter l’armée tchadienne.

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Cette insécurité, associée aux récentes inondations dans la région, a provoqué un déplacement massif de la population des îles du lac Tchad vers la terre ferme. Environ 45 000 personnes sont concernées, et bien que des ONG interviennent, les forces vives de la région se sont réunies dans un « Forum contre la nébuleuse Boko Haram » il y a une semaine à Bol, leur capitale. Ils appellent le gouvernement à installer plus de bases et de patrouilles militaires, et à armer les chasseurs locaux pour faire face à cette situation préoccupante.

Prince Beganssou

 

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