Il y a ses mots. « Encore des mots, toujours des mots, rien que des mots », comme dit la chanson. Il y a ses vœux. « Encore des vœux, toujours des vœux, rien que des vœux », pour filer l’analogie. Et il y a la réalité. Celle que ne peut plus fuir Nasser Al-Khelaïfi, président d’un PSG qui réécrit toutes les saisons la même histoire. À base d’espoirs, toujours plus beaux, de stars, toujours plus grandes puis de désillusions, toujours aussi cinglantes. Les joueurs changent. L’entraîneur aussi. Mais dans le fond, rien ne bouge.
Après avoir, comme d’autres avant lui ailleurs, payé pour apprendre, le président parisien ne peut pas ne pas avoir compris que tout ne s’achète pas. En tout cas pas ce qui fait la réussite sportive d’un club, à savoir une équipe, un esprit, une culture, viatiques indispensables (avec l’argent, mais ça le PSG n’en manque pas) pour se sculpter un palmarès européen. Avec ce Paris-là, les mêmes maux provoquent toujours les mêmes défaites… Dès que le vent se lève, que la route s’élève, tout s’effrite et se délite.
Aujourd’hui, c’est à NAK d’agir. En convainquant, au-dessus, l’émir que le clinquant ne fera pas tout et qu’une star ne fait jamais un projet. En imposant, en dessous, un cadre clair. Et finalement simple. Le club doit être plus fort que tout. Chacun à sa place, dans son rôle, avec pour seules mission et ambition la réussite de l’équipe. Du président au coach, du directeur sportif aux joueurs.
Nasser Al-Khelaïfi a réussi un sacré exploit, voilà quelques mois, en convainquant Kylian Mbappé de rester à Paris. Il tient son maître à jouer. Mais il lui reste peut-être le plus dur. Construire un vrai… collectif autour de KMB. Et choisir, pour le banc, un homme avec assez d’autorité et de pouvoir pour le diriger et faire respecter la règle du jeu à chacun. Finis les mots, les vœux. Place aux choix et aux actes. Les plus belles victoires sont à ce prix. Et, en passant, le rêve de garder Mbappé aussi.
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