Un cloud vert pour préserver la vie de l’homme sur la planète bleue
Alors que nous nous rapprochons de la Journée mondiale de la terre ce 22 avril, une réflexion autour de la technologie qui s’intègre dans notre société et dans notre quotidien s’impose.
Changement climatique, carence d’eau, extinction d’espèces animales et garantie d’approvisionnement alimentaire sont quelques-uns des défis nécessitant le recours à la technologie de pointe pour accélérer les projets de recherche.
Accenture, dans son rapport «Favoriser les technologies durables», cite un double enjeu: nous devons rendre la technologie plus durable, comme nous devons l’utiliser pour devenir plus durable. Les exemples d’organisations qui utilisent la technologie pour préserver les conditions de vie des hommes sur la planète sont nombreux, en voici quelques-uns.
La collecte de data pour sauvegarder la faune suisse
Grâce au cloud, info fauna, le Centre suisse de la cartographie de la faune responsable de la collecte, de l’analyse et de la publication d’informations sur les animaux sauvages en Suisse, a réduit ses coûts informatiques et administratifs en augmentant la performance de la recherche.
L’Académie suisse des sciences naturelles a fait un constat alarmant: 60% des espèces d’insectes en Suisse sont menacées ou quasi-menacées, et leurs populations diminuent fortement sur la planète, de 1 à 2% par an en moyenne. Dans ce contexte le cloud – grâce à une base de données autonome — permet de gérer chaque jour des données sur les diverses espèces tout en accélérant la prise de décision concernant la protection de la nature dans toute la Suisse.
Info fauna publie des listes rouges pour de nombreux groupes d’animaux, tels que les mammifères, les papillons ou les mollusques, qui s’appuient sur des données pour évaluer le niveau de menace pour chaque espèce. En 2020, les biologistes travaillant sur la liste rouge des abeilles ont découvert trois nouvelles espèces pour la Suisse. Une autre espèce d’abeille a été découverte pour la première fois en Suisse depuis 1876.
Pour enregistrer les observations de la faune, info fauna s’appuie sur les informations transmises par les citoyens, les biologistes de terrain et les musées par le biais de son portail en ligne, de son application mobile ou de fichiers non formatés. Diverses institutions publiques et privées de protection de la nature peuvent ainsi accéder aux données pour les utiliser dans des projets de recherche.
Grâce à une base de données autonome, les requêtes plus complexes, telles que la visualisation géographique des données relatives à la faune sont simplifiées. Les parties prenantes et les partenaires d’info fauna ont désormais facilement accès aux informations dont ils ont besoin pour créer des cartes interactives, élaborer des rapports et générer des prévisions.
Gaz à effet de serre: la simulation comme outil d’analyse
La réduction des émissions de carbone n’est qu’une étape dans la quête du ralentissement du changement climatique. La capture du carbone en est une autre: il s’agit de capter les émissions au moment où elles sont créées et de les stocker dans des roches souterraines. Mais toutes les roches ne se sont pas créées de la même manière. La roche parfaite possède le nombre exact de pores nécessaires à l’absorption et à la reminéralisation du CO2 liquide.
Des chercheurs en géophysique de l’Université Royal Holloway de Londres utilisent des techniques avancées d’analyse des données pour déterminer quelles sont les roches les mieux adaptées au stockage permanent du CO2. Ils ont construit une simulation, fonctionnant sur le cloud, qui calcule la porosité d’une roche et détermine quels emplacements géographiques sont les mieux adaptés à la capture et au stockage du carbone.
L’injection de CO2 liquide dans des roches dont la porosité est d’au moins 10% pourrait réduire considérablement la quantité de CO2 dans l’atmosphère en quelques centaines d’années seulement. Cela peut sembler long, mais en termes géologiques, c’est un instant.
Combattre la pollution marine par les plastiques grâce à la blockchain
Keep Sea Blue, une organisation indépendante à but non lucratif, basée à Athènes, en Grèce, a pour mission de réduire les déchets plastiques en Méditerranée et de créer une économie plus durable grâce à la collecte, au recyclage et à la réutilisation des plastiques sur le littoral.
Grâce à sa plateforme Recovered Seaside Plastic, alimentée par la blockchain, Keep Sea Blue a réussi à fournir aux parties prenantes une voie numérique sécurisée sur l’ensemble de la chaîne de valeur du plastique. L’organisation a été en mesure de tenir sa promesse initiale de traçabilité et de transparence faite aux partenaires et aux parties prenantes.
Elle collecte ainsi environ 150 tonnes de bouteilles en plastique chaque mois. Les déchets plastiques sont ensuite transformés en plastique marin récupéré, une matière première précieuse.
Grâce à la plateforme Recovered Seaside Plastic, les transactions entre les acteurs de la chaîne de valeur du plastique sont enregistrées de manière sécurisée, facilement accessible et inaltérée. Le niveau de confiance accru contribue à consolider la position des parties prenantes et les relations avec les clients, ce qui profite non seulement à l’économie grecque, mais aussi à l’environnement marin.
À la recherche d’un cloud toujours plus vert en misant sur les énergies renouvelables
Au-delà de l’usage de la technologie pour accélérer l’avancement d’une cause, les dépenses liées à l’informatique dématérialisée ont atteint près de 22% de l’ensemble des dépenses informatiques des entreprises en 2022 et atteindront 45% de l’ensemble des dépenses informatiques des entreprises d’ici à 2026 d’après Gartner.
En transférant l’infrastructure et les ressources de leur centre de données vers le cloud, les entreprises sont non seulement plus agiles, plus rentables et plus innovantes dans leur mode de fonctionnement, mais elles se rapprochent également de leur objectif en matière de stratégie de développement durable.
C’est ainsi qu’Accenture indique que les migrations vers le cloud ou l’informatique dématérialisée peuvent réduire les émissions de dioxyde de carbone de 59 millions de tonnes par an. Avec un bénéfice double: assurer de la valeur pour les actionnaires et les parties prenantes, tout en réduisant les coûts et les émissions de carbone si l’on se place dans une perspective de développement durable.
C’est pourquoi il est primordial de se confronter au défi du cloud vert. Le terme « vert » désigne les centres de données économes en énergie qui réduisent leur empreinte carbone au minimum.
Un cloud vert réduit l’utilisation de matériaux dangereux, maximise l’efficacité énergétique pendant la durée de vie d’un produit et garantit le recyclage des produits hors d’usage et des déchets électroniques.
La responsabilité toutefois demeure auprès des fournisseurs de services cloud de s’engager à faire de la circularité la pierre angulaire de leur activité.
Xavier Chabanne, Oracle Suisse.
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