Le 11 avril dernier, le chef de l’État béninois a réuni l’Union nationale des producteurs de soja du Bénin en difficulté. Il leur reste sur les bras 182 000 tonnes d’invendus au titre de la campagne dernière et des dettes à honorer.
Le gouvernement a pris immédiatement ce jour-là, deux mesures. La première, il a relevé le prix d’achat aux producteurs, ainsi, le kilo du soja conventionnel est passé de 175 à 270 FCFA le kilogramme et le soja bio à 320 FCFA. La seconde mesure : il a décidé de racheter tout le stock invendu.
Le lendemain, le gouvernement a dépêché le ministre de l’Agriculture dans les zones de production de soja, le nord, le centre et le sud du pays. Ils sont 80 000 actifs agricoles comme producteurs dans la filière. Le ministre devait rassurer les cotonculteurs et démentir les rumeurs qui répandent que le gouvernement privilégie désormais le soja. « La guerre des filières n’aura pas lieu, nos filières se complètent », a martelé le ministre.
Produire et transformer
Encore très marginale dans les années 1990, la production de soja est passée de 2000 à 2018, de 5 000 à 22 000 tonnes. La dernière campagne a fait monter la production à 400 000 tonnes.
Le programme de développement agricole du Bénin recommande de « produire en quantité et en qualité ». Les prévisions de production dans le Plan national de Développement de la Filière soja (PNDF-Soja) pour l’horizon 2026 est de 600 000 tonnes. Le soja béninois est exporté vers la Chine, l’Inde, le Canada, c’est le trio de tête, les quantités qui vont vers l’Europe sont moins importantes. Mais le Bénin travaille pour l’agro-industrie, elle a créé une zone industrielle de 1 600 hectares pour les industries de transformation « Plus on exporte notre matière première brute, plus on développe l’économie des autres », justifie le ministre béninois de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui.
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