Actualités Cameroun :: la loi au faciès du « plus fort » dans une dictature crasse… :: Cameroon news

Une télévision des mille collines à sa solde peut à longueur d’antennes inciter ouvertement à la haine ethno-tribale et au massacre d’une minorité ethnique (avec plus de 10 000 DIX MILLE vies ôtées) sans recevoir l’ombre d’un avertissement…Pendant qu’un autre Média s’inscrivant déontologiquement dans la diffusion d’informations objectives sur les crises que connaît ce pays voit ses promoteur et responsable éditorial immédiatement frappés de suspension.

Et dire qu’il y en a quand même qui prétendent encore que le Cameroun sous l’emprise depuis 40 ans d’un tel ensauvagement systémique ferait office de « modèle de démocratie apaisée » en Afrique.

C’est une manière désespérée de se moquer de soi, en refusant obstinément de voir une réalité pathétique en face !

Censure et dictature à Yaoundé

Comme nous l’avions prévenu dans notre premier bulletin à ce sujet, le seuil requis pour censurer Equinoxe TV n’avais jamais été franchi, même par la norme gouvernementale. Loin de là.

En réalité, nous savons que ce seuil donnant au gouvernement des pouvoirs étendus a été abaissé. Si la Loi sur les mesures d’urgence peut être invoquée pour empêcher une télévision de faire son travail légitime, elle peut aussi être utilisée pour n’importe quoi et c’est le vrai message ici.

En effet, au CL2P/ICL2P, nos travaux démontrent que les dictatures sont très prévisibles.

Les manifestations publiques qui reflètent une désaffection générale à l’égard du dictateur continuent de se heurter à une répression accrue. En général, les manifestations publiques menacent d’affaiblir le pouvoir du dictateur en dessous du seuil nécessaire pour rester au pouvoir. Le dictateur doit donc faire quelque chose pour empêcher que cela se produise. Cette fois, il blâme les médias et désigne spécifiquement un, EQUINOXE TV, pour rien.

Car pour les dictateurs comme M. Biya du Cameroun, notre travail reconnaît qu’il y a finalement des rendements décroissants à la répression. À un moment donné, de plus en plus de segments de la population se rendent compte qu’ils sont eux-mêmes vulnérables et en danger, puis lui retirent leur loyauté. Alors que la loyauté de la population neutre ou même loyale s’effondre, d’autant plus qu’elle passe des décennies sans être payée, le régime tombe en dessous du seuil nécessaire pour rester au pouvoir et le dictateur est renversé.

C’est probablement le destin imminent de Biya.

Institut du Comité de Libération des Prisonniers Politiques ICL2P / CL2P

http://www.cl2p.org 


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