Le conseil de sécurité de l’ONU se réuni à propos de la situation à Haïti
L’ONU ne sait plus comment alerter le Conseil de sécurité sur le cauchemar que vivent les Haïtiens, rapporte notre correspondante à New York, Carrie Nooten. La nouvelle représentante Maria Isobel Salvador a pourtant décrit, ce mercredi 26 avril 2023, les enlèvements et recrutements d’enfants par les gangs, les snipers qui visent des civils au hasard dans les rues, les viols collectifs pour choquer les populations, la terreur que vivent au quotidien les habitants « pris en otage » par les gangs. Et pour le ministre haïtien des Affaires étrangères, Jean Victor Généus, la sécurité s’est « considérablement détériorée » depuis 48 heures.
« Les scènes épouvantables de violence enregistrées dans les rues de la capitale traduisent la colère extrême d’un peuple exaspéré qui ne veut plus accepter de subir passivement la violence des gangs. Le spectre effrayant d’affrontements violents se dessine déjà. Il faut agir vite avant qu’il ne soit trop tard. »
Face à la détresse du gouvernement haïtien ou du secrétariat de l’ONU, la passivité des membres du Conseil détonne : Antonio Guterres avait conseillé dès octobre de créer une force armée d’intervention internationale, pour venir appuyer la police haïtienne. La Chine et la Russie n’y étaient pas favorables. Le Canada, soutenu par les États-Unis, a été pressenti un moment pour en prendre la tête, mais l’idée a patiné depuis, et aucune initiative concrète n’a pour l’instant été annoncée.
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