L’entraîneur de l’AS Monaco, Sasa Obradovic, prévient sa Roca Team : chez le Maccabi Tel-Aviv, « ce sera l’enfer »

Après deux matches si différents, quel est le réel visage de Monaco ?

Sasa Obradovic : Certainement pas celui du premier match, notre moins bon cette saison. Mais il y a eu tellement d’interrogations à résoudre avant, que ça a été compliqué. D’abord, on s’est consacré à 100% à la finale de Coupe trois jours plus tôt (victoire contre l’Asvel, ndlr). Ensuite, pour différentes raisons, (Jordan) Loyd, (Elie) Okobo, Yakuba (Ouattara) et (Chima) Moneke n’étaient pas au mieux. Les deux premiers, joueurs-clés, savent rebondir et mettre l’équipe sur les rails. Cela n’a pas marché. Les deux autres étaient-ils en capacité physique de jouer ? La décision a été délicate à prendre. Enfin, point essentiel: le changement de système défensif adverse nous a surpris, et nous n’étions mentalement pas prêts pour répondre et disputer une telle rencontre.

Comme une semaine plus tôt avec la finale de Coupe, vous avez joué dimanche, contre Cholet. Les situations se ressemblent…

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Monaco écrasé par le Maccabi Tel Aviv dans le match 1

25/04/2023 À 21:24

S.O. : On a plus d’informations sur notre adversaire. Le Maccabi s’était préparé durant neuf jours. On a réagi entre les deux matches, tout en restant dans le périmètre maîtrisé par les joueurs. Désormais la seule surprise, ce sont leurs fans. Ce sera l’enfer. On va se faire insulter, provoquer, cracher dessus. On doit rester calme, fort et pointu, même si l’atmosphère peut affecter nos décisions. J’ai hâte de voir comment l’équipe réagira. La marche est grande. On devra montrer le meilleur de nous-mêmes collectivement. Toujours rester concentré, simple dans nos communications, l’exécution de nos combinaisons. Quant à moi, je suis concentré sur ce quoi je peux influer : la préparation de l’équipe.

Mike James et Monaco n’ont pas fait le poids contre Tel Aviv.

Crédit: Getty Images

Le Maccabi est-il plus sous pression que vous ?

S.O. : Ils seront sous pression et donneront tout. Nous avons la pression aussi. Ces moments définissent le niveau des joueurs. Dépasser les difficultés fait franchir un cap. Avec les garçons, on se connaît par coeur. On a raté le premier match. On est prêt. Je vais tenter de rester le plus calme possible, leur montrer qu’on croit en chacun d’eux et faire en sorte qu’ils restent dans leur match, concentrés sur leurs tâches. Si on réussit, ce sera énorme.

Un entraîneur doit savoir s’adapter aux ego actuels, si différents de mon époque.

Une qualification pour le Final 4 vous fera-t-elle enfin sourire ?

R: Ca le méritera, oui! (sourire) Si j’ai appris de la vie à ne jamais être satisfait, j’ai aussi appris qu’il ne faut jamais penser au résultat final. Je ne suis pas certain que beaucoup comprennent la difficulté de notre métier, ni imaginent ce que les entraîneurs d’Euroligue vivent. Depuis ces deux dernières années, je consacre mon énergie à moi-même, sans m’éparpiller. Car ça coûte cher. Je suis très discipliné dans mon hygiène, mon travail physique.

Êtes-vous devenu meilleur entraîneur ?

R: Je canalise mieux mon énergie. J’ai vécu de nombreux moments difficiles que j’ai surmontés en m’adaptant, en travaillant sur moi. Cela aide dans la recherche du succès. Changer ses habitudes, sa façon d’être est le plus compliqué. Un bon entraîneur s’adapte à n’importe quelle situation. Un problème ? Tu dois trouver la solution, tout en sachant parfois être flexible. Aujourd’hui, les joueurs se fichent du passé (Il a été champion du monde en 1998 et trois fois champion d’Europe, ndlr): ‘Grands noms du passé ? C’est qui ce mec ? Parlons plutôt de moi !’ Un entraîneur doit savoir s’adapter aux ego actuels, si différents de mon époque.

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