C’est un fait clairement établi : la pollution atmosphérique est l’un des facteurs environnementaux impliqués dans le développement de l’hypertension artérielle.
L’incidence de la pollution de l’air sur l’hypertension artérielle
Une affection extrêmement courante puisqu’un adulte sur trois serait touché. Ce que l’on sait, c’est que certaines particules ou certains gaz ont un effet direct sur l’élévation de la pression sanguine. Plusieurs études le montrent. Seulement, on sait qu’en situation réelle, dans la vie de tous les jours, nous ne sommes jamais exposés à un seul polluant mais à un mélange; On parle pour évoquer ce mélange de cocktails de polluants.
Pour comprendre l’effet synergique d’un ensemble de polluants atmosphériques sur la pression artérielle, ces scientifiques ont équipé près de 220 volontaires franciliens recrutés à partir du recensement de la population sur le territoire du Grand Paris, de 5 capteurs.
Un qui mesure toutes les 30 minutes la pression sanguine, deux capteurs pour mesurer l’exposition à 5 polluants aériens, un traceur GPS pour définir les déplacements et un 5ème, un accéléromètre qui permet de mesurer l’activité physique des participants et leur débit respiratoire
Les participants ont été suivis pendant 6 jours au total, mais avec des ensembles de capteurs différents selon les jours.
Après analyse et mises en relations des données récoltées, il apparaît que l’augmentation des polluants du mélange était associée à une montée immédiate de la pression artérielle, après cinq minutes d’exposition.
Entretien avec Basile Chaix, directeur de recherche à l’
INSERM et à Sorbonne Université. Il fait partie des responsables de ces travaux parus dans la revue Environnementale Research.
LES MATINS DE CULTURE – 852 JDS /02 ITW Basile CHAIX
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La Méthode scientifique
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Un vaste projet de recherche internationale propose la plus grande collection de séquences génétiques de mammifères à ce jour
Ce projet baptisé “Zoonomia”, en clin d’oeil à l’un des ouvrages phares de Charles Darwin, regroupe plus de 150 chercheurs à travers le monde et a été mis à l’honneur du magazine Science le 27 avril, avec pas moins de 11 publications qui sont le fruit des travaux menés par ces équipes de recherche.
Plus de 20 ans après le séquençage complet du génome humain, cette gigantesque base de données proposant le séquençage de deux cents quarante génomes de mammifères, est une mine d’or. On en apprend par exemple davantage sur les raisons pour lesquelles certains mammifères ont un odorat particulièrement développé, pourquoi d’autres hibernent et pourquoi certains ont développé des cerveaux plus volumineux.
L’une des nombreuses nouveautés de ce travail de titan c’est la mise en évidence non seulement des zones des génomes qui sont similaires, mais aussi le moment où, à l’échelle de millions d’années, leurs séquences génétiques ont divergé. Et parmi les nombreuses surprises que nous réserve ce trésor génétique, on découvre que les mammifères avaient avaient déjà commencé à diverger avant que la Terre ne soit frappée par l’astéroïde qui a tué les dinosaures il y a 65 millions d’années, et qu’ils ont ensuite divergé beaucoup plus rapidement.
D’autres résultats tout aussi passionnants sont à découvrir dans la revue Science et sur le site internet du projet Zoonomia. Un projet dont on n’a pas fini d’entendre parler et qui de l’avis même de ses responsables n’en est encore qu’à ses débuts.
Un deuxième anneau vient d’être découvert autour de Quaoar
On en parlait dans ce journal en février. Quaoar est un objet transneptunien situé aux confins du système solaire. Dans une première étude, des chercheurs de l’Observatoire de Paris notamment avaient observé à leur grande surprise un anneau de matière à une distance inattendue de l’objet, remettant en question les théories sur la formation des systèmes d’anneaux et de lunes.
Après de nouvelles observations, les chercheurs ont déterminé qu’un deuxième anneau était présent, toujours à une distance contredisant les théories établies. Les explications restent pour le moment ouvertes sur cette présence inattendue d’anneaux à ces distances.
Les chercheurs vont renouveler les observations pour affiner leur compréhension de ces structures surprenantes.
Le Journal des sciences
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La Science, CQFD
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Une découverte chamboule notre compréhension de l’histoire, entre autre, des tomates
Il va sans doute falloir revoir ce que nous pensions savoir sur l’histoire de l’évolution des fruits appartenant au Solanum, un genre très vaste qui comprend les tomates, les pommes de terre, les aubergines ou encore les piments.
La faute à une étude déclenchée par un nouvel examen de fossiles découverts dans des collections de musées, qui n’avaient pas été identifiés comme des piments, mais qui portaient les signes révélateurs de leur appartenance à cette famille : de petites pointes dépassant de l’extrémité d’une tige fructifère, les signes caractéristiques d’appartenance de la famille des Solanacées.
Alors qu’on estimait la période d’émergence des tomates et autres piments à 15 millions d’années, ces fossiles récemment étudiés ont été datés à 50 millions d’années. La découverte ne remet toutefois pas en cause la zone géographique d’émergence de ces espèces qui ont d’abord prospéré à la fois en Amérique du Nord et en Amérique du Sud.
Pour aller plus loin …
Hypertension artérielle : un mélange de polluants aériens pourrait causer des pics répétés d’élévation de la pression sanguine (Communiqué de presse Inserm)
L’étude sur les liens entre polluants de l’air et hypertension artérielle (Environmental Research, en anglais)
Le site du projet Zoonomia (en anglais)
Un deuxième anneau autour de Quaoar (Techno Science)
La famille des tomates prend de l’âge (Science Alert, en anglais)
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