Haïti à la croisée des chemins !


Même quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal…peut on lire dans le Psaume 23 v 4. Mais comment ne pas avoir peur quand une guerre civile frappe à notre porte.  

Deux semaines environ après le lancement de l’opération Bwa Kale, de concert entre la frange saine de la Police nationale d’Haïti et la population, notre pays se trouve à la croisée des chemins. Voici Haïti qui se trouve à un carrefour où, la destinée de plus de ces onze millions d’habitants est très ténue.

Lancée sur des charbons ardents, rapidement propagée l’opération Bwa Kale (mouvement de dépistage qui consiste du même coup à mettre hors d’état de nuire tout bandit et son complice par la voie expéditive après identification réelle) semble trouver de vrais obstacles auprès des soi-disant autorités du pays. 

Casser pour ne pas dire tuer l’élan du peuple qui justement après avoir tant souffert des atrocités les plus inimaginables se doit de frayer un chemin avec ce qui reste de la partie saine de la PNH pour s’échapper à la mort.

Jamais le chef du CSPN n’a été aussi prompt à prendre la parole pour dénoncer, condamner et faire preuve d’empathie lorsque les policiers et la population sont broyés par la machine de la mort des seigneurs de guerre. D’ailleurs ces derniers ont toujours revendiqué leur crime. 

Mais au premier assaut de la population, Ariel Henry a, dans son message du 1er mai, demandé à la population de ne pas se faire vengeance elle-même. Il l’a intimée l’ordre de remettre les bandits à la justice pour être jugés. Quelle outrecuidance?

De quelle justice parle-t-il ? Cette justice, moribonde, pourrie jusqu’à la moelle. 

Cette justice qui se vend aux plus offrants en fonction de vos espèces sonnantes et trébuchantes. 

D’ailleurs, c’est ce même irresponsable Ariel

Henry de concert avec sa perfide ministre de la justice qui bloquent le fonctionnement de ce qui restait de la justice en outrepassant, en considérant comme un chiffon de papier les résultats du vetting fait par le CSPJ sur un ensemble de juges.

Si d’aucuns avaient un doute entre le pouvoir PHTK troisième version et ses alliés des Accords de septembre 2021 et du 21 décembre 2022 ayant accouché un HCT comme une dose de thé corossol, cette prise de parole a fait tomber les masques une fois pour toutes.

Les bandits n’ont pas pris du temps pour capter le message et passer à l’acte. Une vidéo de l’un des chefs de gangs les plus puissants Izo pour ne pas le citer est devenue virale sur la toile. Quelle arrogance? Quelle humiliation?

Il est vrai, en réponse, une autre vidéo d’un policier a pris le contre-pied de celle du chef de gang où il expose le laxisme pour ne pas dire la collusion entre les autorités et les bandits lorsqu’il essaie d’interpréter la réaction du haut état major de la PNH quant à la décision de définir un vrai plan d’attaque des bandits. Eta majò ap fè nou fè jiwèt. Telle est la substance du message de ce policier disposé à traduire dans les faits la mission dévolue à la PNH:protéger et servir. 

Comment expliquer les images de la vidéo du bandit qui a capturé une vieille dame et un adolescent  leur forçant à le suivre pour finalement les loger une balle dans le dos. N’est-ce pas la carte blanche brandie par le DGPNH qui constitue le mobile premier de cette énième action cynique et bestiale de cet homme de main de Vitelhomme. 

Les déclarations du chef de gang Izo appelant ses vilains criminels à se rencontrer à Pétion-ville pour donner une raclée à la population parce qu’à la place de l’opération Bwa Kale, avec l’assentiment de leurs patrons de tout bord, ils vont continuer à faire couler le sang des innocents au travers d’une opération criminelle dite Bwa zam en disent long.

Quels arguments la royauté d’Ariel Henry et sa cour vont égrener pour nous prouver qu’ils ne sont pas les premiers bénéficiaires des carnages des gangs. Tout est bien organisé, bien planifié entre ces valets locaux et leurs maîtres de la communauté internationale pour le vrai « dappiyanp » du pouvoir. 

L’opération Bwa Kale, porteuse d’espoir, malgré tout ne doit pas s’éteindre. Il va falloir l’adapter, l’ajuster avec cette réalité. Nous le savons toutes et tous c’est dans le combat que le peuple s’aguerrit. 

 

Mouvman Revolisyonè Ayisyen

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